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1 avril 2016

Pierre Aleschinsky


alechinsky 5Pierre Alechinsky, né le 19 octobre 1927 à Schaerbeek (Bruxelles), est un peintre et graveur, qui réunit dans son œuvre expressionnisme et surréalisme. Il est le père du poète Ivan Alechine et du sculpteur Nicolas Alquin.

Le père de Pierre Alechinsky est un juif russe et sa mère est wallonne. Tous deux sont médecins. Dans les années 1930, Alechinsky étudie à l'école Decroly à Bruxelles, il est un étudiant modéré. On oblige l’enfant gaucher à écrire de la main droite. La gauche, sa meilleure main, les éducateurs la lui laisseront pour les travaux « de moindre importance » : le dessin...

De 1944 à 1948, il étudie l'illustration du livre, la typographie, les techniques de l'imprimerie et la photographie à l'École nationale supérieure d'Architecture et des Arts visuels de La Cambre à Bruxelles. C'est pendant cette période qu'il découvre l'œuvre d'Henri Michaux, de Jean Dubuffet et des surréalistes. Il rencontre et se lie d'amitié avec le critique d'art Jacques Putman, qui consacrera de nombreux écrits à son œuvre. Il commence à peindre en 1947 et fait alors partie du groupe Jeune Peinture belge, qui réunit notamment Louis Van Lint, Jan Cox, et Marc Mendelson.

Pierre Alechinsky devient très rapidement l'un des acteurs majeurs du monde artistique belge de l'après-guerre. Il fonde avec Olivier Strebelle et Michel Olyff dans une maison communautaire, les Ateliers du Marais. Après sa rencontre avec le poète Christian Dotremont, l'un des fondateurs du groupe CoBrA (mouvement créé en 1948, regroupant des artistes issus de Copenhague, Bruxelles et Amsterdam, qui préconise un retour à un art plus provocant, agressif et audacieux), il adhère en 1949 à ce mouvement d'avant-garde artistique, rejoignant Karel Appel, Constant, Jan Nieuwenhuys et Asger Jorn. Il participe aussitôt à la « Première exposition internationale de CoBrA » au Stedelijk Museum.

alechinsky 2

Pendant la brève existence du groupe, il s'y implique très fortement, organisant des expositions, comme la « Deuxième exposition internationale d'art expérimental CoBrA » au palais des beaux-arts de Bruxelles (1951), et contribuant à la réalisation de la revue « CoBrA ». Le rôle capital que joue pour lui le mouvement CoBrA tient autant aux personnes qu'aux idées défendues : spontanéité sans frein dans l'art, d'où rejet de l'abstraction pure et du « réalisme socialiste », refus de la spécialisation. Après la dissolution du groupe CoBrA, dont il perpétuera l'esprit (« CoBrA, c'est mon école », a-t-il pu dire), Pierre Alechinsky s'installe à Paris, où il va côtoyer les surréalistes. Il va compléter sa formation de graveur et s'initier à de nouvelles techniques à l'Atelier 17, dirigé par Stanley Hayter. C'est l'époque, à partir de 1952, où il se lie d'amitié avec Alberto Giacometti, Bram van Velde, Victor Brauner et où il commence une correspondance régulière avec le calligraphe japonais Shiryu Morita de Kyōto.

En 1954, il fait la connaissance du peintre chinois Walasse Ting, qui aura une grande influence dans l'évolution de son œuvre.

Alechinsky présente, cette même année, sa première exposition personnelle à la galerie Nina Dausset, à Paris. Sa première grande exposition est organisée en 1955 au Palais des beaux-arts de Bruxelles. En 1958, c'est l'Institute of Contemporary Arts de Londres qui accueille ses œuvres (Alechinsky : encres). En 1960, lors de la XXXe Biennale de Venise, il expose au Pavillon belge.

Il abandonne progressivement l'huile pour des matériaux plus rapides et plus souples comme l'encre, qui lui permet de donner libre cours à un style fluide et sensible. Fasciné par la calligraphie orientale, dont la spontanéité l'attire, il effectue plusieurs voyages en Extrême-Orient et tourne en 1955 à Kyōto un film documentaire sur cet art traditionnel japonais (Calligraphie japonaise). Même si La nuit (Ohara Museum of art, Kurashiki - 1952) contient déjà cette inspiration de l'Extrême-Orient par la rencontre entre signe et écriture hors du champ de la couleur, le film Calligraphie japonaise, monté en 1958, témoigne de l'impact de cette découverte sur sa propre technique. Christian Dotremont en a écrit le commentaire et André Souris la musique.

Soutenu par la Galerie de France, il effectue, à partir des années 1960, de fréquents séjours à New York, où il découvre en 1965 une technique qui lui conviendra bien, la peinture acrylique, à laquelle l'initie Walasse Ting. Cette même année, il crée son œuvre la plus célèbre Central Park, avec laquelle il inaugure la peinture « à remarques marginales », inspirée de la bande dessinée2, où l'image centrale est entourée, sur les quatre côtés, d'une série de vignettes destinées à compléter le sens du tableau. L'interaction entre les deux zones est à la fois énigmatique et fascinante.

Alechinsky 3

Toujours en 1965, André Breton, un an avant sa mort, invite Pierre Alechinsky à participer à la XIe Exposition internationale du Surréalisme, « L'Écart Absolu ».

Il illustre le Traité des excitants modernes d'Honoré de Balzac en 1989. Le livre, accompagné d'une postface de Michel Butor est publié par Yves Rivière.

En 1975, le Ministère de la culture lui commande un service de table qu'il a réalisé en collaboration avec la Manufacture de Sèvres, il sera complété l'année suivante par un service à café au chiffre de Michel Guy.. Entre 2000 et 2004, il revient régulièrement dans les ateliers de la manufacture pour peindre des décors sur le service Diane, une forme de service de table issue du répertoire de Sèvres - Cité de la céramique.

En 1998 La Galerie nationale du Jeu de Paume, à Paris lui consacre une exposition. En 2004, nouvelle exposition au Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, Paris

En 1992, on lui confie la décoration de la rotonde d'accès de l'Hôtel de Lassay à l'Assemblée Nationale3.

En avril 2006, il est fait chevalier de la Légion d'honneur en France.

alechinsky 6

En 2006, dans Trou (revue d'art) no 16, paraît le travail « Main courante » qu'il a créé spécialement pour cette revue et dont l'édition de tête contient une eau-forte intitulée Temps passé tirée sur des feuilles d'un ancien registre des douanes françaises.

De décembre 2007 à mars 2008, à l'occasion des quatre-vingts ans d'Alechinsky, les Musées royaux des beaux-arts de Belgique de Bruxelles lui rendent hommage à travers une exposition rétrospective de l'ensemble de la carrière de l'artiste et c'est à cette occasion qu'il déclara que l'Art actuel n'est qu'une question de relation.

La galerie Lelong à Paris représente et expose régulièrement l'œuvre de Pierre Alechinsky depuis 1979.

Il a fait partie des jurys chargés du jugement des œuvres et projets présentés aux Prix Godecharle.

19 février 2015

Tourisme tout triste ...

 

on les a

Tourisme international: la France en perte de vitesse
La polémique est ouverte après la divulgation de chiffres troublants par l'Alliance 46.2, qui fédère de grands groupes soucieux de faire avancer la cause du tourisme en France, première destination touristique au monde.

Pour répondre à l'alliance 46,2 le couple Macaron-Valse va utiliser le 49.3 pour obliger les touristes à revenir en France ...

On a pensé faire venir en France les studios d' Hollywood et la Nasa, mais le gouvernement Obama demande au bas mot ... hoooou une fortune .... avec l'aide du Qatar ils envisagent de créer un camp d'entraînement au Jihad pour concurrencer la Syrie au Parc des princes, ancien stade du PSG, rebaptisé pour la circonstance Parc des Emirs ... L'achat de la sirène de Copenhague est en cours de discussion ... Quant aux banques suisses c'est juridiquement un peu plus compliqué ... Pour attirer le touriste, on envisage d'échanger une ou deux pyramides égyptiennes contre des Rafales ... et de rapatrier en métropole le piton de la Fournaise ... qu'on mettra peut être en Corse lorsque le pont reliant Marseille au site de Tollare sera terminé ... par commodité ce site corse sera ouvert le matin de Noël ... enfin, on a demandé à DSK d'organiser une nouvelle forme de tourisme pour concurrencer celui de la Thaïlande .... Macaron, qui a fait des études, a demandé si on ne pouvait pas passer de 49,3 à 49,4 ou même 5, pour mettre la pression ... mêêêh Françoisollande n'est pas d'accord, il a peur qu'à ce train on rivalise avec la cylindrée de son scooter qui est à 49,9 ... et que tout l'monde se pointe Rue du cirque avec des pétrolettes de merde ... en attendant ledit François a décoré, de la légion d'honneur, un français, on ne rit pas, c'est vrai, Prix Nobel d'économie ... mêêêh la maxime est connue, poil au dos, "nul n'est prophète en son pays" ....
Alors que les mécréants arrêtent de dire que le gouvernement ne fait rien ... hein ! ... sinon à quoi ça sert que des gros se décarcassent ...

VALLS-large570

Sans obligatoirement être adepte, ni énarque,  tu conviendras, Paris ne s'est pas fait en un jour, qu'il faudra du temps, ne sois donc pas surpris si on réutilise le fameux 49-3 en mai 2017 ... 

 

celui-là je vais me l'enregistrer pour faire le malin en 2017, si les blogs existent encore, pour dire "tu vois ch'te l'avais dit"

25 mars 2016

Victoire or not victoire ?

 

Moqueur Jerry

ROLAND-GARROS -  le Tribunal administratif de Paris a ordonné la suspension des travaux du nouveau court du stade 

 

serait-ce les premières retombées de notre campagne pour défendre la terre battue  ? ... 

 

Ben quoi ? ... ça s'pourrait ! ...

 

20

si demain, on voit frétiller les harengs de Soutine,

tu ne pourras plus nier l'efficacité de notre mouvement ... !

17 mars 2016

La garde des moutons

Pergaud Louis

hein Luciole !

Rabelais

Cy n'entrez pas, hypocrites, bigotz, vieux matagots, marmiteux boursouflez !

( François Rabelais )

Et après cet épigraphe de Rabelais, je ne reconnais à nul caïman, laïque ou religieux, en mal de morales plus ou moins dégoutantes, le droit de se plaindre


( Louis Pergaud   : préface de La guerre des boutons )

30 janvier 2016

Gustave COURBET

Courbet 1

Gustave Courbet

Courbet 4 Le_Désespéré

né le 10 juin 1819 à Ornans, près de Besançon (Doubs), et mort le 31 décembre 1877 à La Tour-de-Peilz en Suisse, est un peintre et sculpteur français, chef de file du courant réaliste.

 

La vie de Courbet est un roman ... un long roman ... je t'encourage à en lire un bon résumé sur Wikipédia

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gustave_Courbet

 

 

Courbet 3 Un enterrement à Ornans

L'enterrement à Ornans

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L'atelier de l'artisteCourbet 5 LAtelier_du_peintre

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L'origine du monde

9 février 2016

Mets tes hauts France, et toi itou Rita !

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Le vent à Paris a fait deux blessés graves

après enquête il a été reconnu par les spécialistes de "mets tes hauts France ! " que le discours du premier ministre à l' Assemblée, concernant « l'état d'urgence » n'est en rien responsable de cette bourrasque …

d'ailleurs, il n'a semble-t-il pas récolté la tempête non plus, tout l'monde s'en tapait à l'exception de quelques écolos et ultras gauche-droite qui de toute façon votent « non » … sans avoir besoin d' écouter la question …

 

Valls colère

Ce projet de loi constitutionnelle, qui prévoit que l'état d'urgence sera "décrété en Conseil des ministres" soit "en cas de péril imminent résultant d'atteintes graves à l'ordre public", soit en cas de "calamité publique" , a été adopté par 103 voix contre 26, en présence notamment de Manuel Valls.
N'allez pas en conclure que le journaliste sous-entend que Manuel Valse est une « calamité publique » ce serait détourner sa pensée …
Si je sais compter, 103+26 ça fait129 … et 129 sur 577 ça doit faire, en gros un quart … Je trouve triste qu'un sujet de cette importance désintéresse les trois autres quarts des gugusses grassement payés pour ça …et ne me le fais pas à la Pagnol en me disant que ça dépend des quarts … J'attends avec impatience, qu'un adepte d'une secte politique vienne m'expliquer, je ne pense pas avoir fait d'écart,  primo que « Pagnol ce n'était pas des quarts mais des tiers » et, surtout, que « je ne comprends paaaas, que ce n'est pas comme ça que ça maaaarche et que c'est faux de penser qu'on pourrait faire des économies substantielles en ne payant que ceux qui boooossent ... » … il est vrai que sur des sujets plus importants, comme, par exemple, le montant de leurs indemnités, ils savent venir en masse et même être d'accord d'un extrême à l'autre … même les trois écoles et quatre extrême qui habituellement votent "non" ... 

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Fleur Pellerin en VRP à Hollywood pour attirer les tournages à gros budgets en France


Je l'aurais bien invitée à notre Romans & Cinéma … mêêêêh elle est foutue de demander « cékoi un roman ? » …

en fait non, c'est méchant, certes, de ses propres dires elle ne lit pas mais elle ouvre quand même des livres, on voit bien qu'elle regarde les images de Elle et Glamour pour être sapée commako …

INDE

Inde, un léopard entre dans une école et fait six blessés
Inde: enquête après la mort d'un homme imputée à une "météorite"


Moralité : le léopard indien est moins dangereux que la météorite indienne …

perso, j'en apprends de plus en plus sur l'Inde, je connaissais l'oeillet et le cochon, mais honnêtement je n'en connaissais pas la dangerosité de la météorite et surtout qu'un léopard indien vaut mieux que deux tu l' auras … tu n'vois pas qu'un léopard entre dans une halle  ? … oui … et qu'il la tache …le rajah hurlerait comme une dinde " il tache ma halle, il tache ma halle !"...  à propos si dans le remaniement Nono mets Sérogène Loyal aux Affaires étrangères, ça rit pour elle,  elle va s'y rendre ... hein ? ... j'ai rien dit ! ... 

vieillards

Alors que Bardot interpelle l'Espagne sur le sort des lévriers chasseurs de lièvresanagramme pic et pic et colégram ... vont chanter les petits indiens qui ont échappé au léopard ...  les fans de Ferré diraient, on préfère quand Léo revient ... mais BB ne milite pas pour les lièvres chassés par les lévriers  ... en revanche, elle laisse les rajahs tranquilles en matière de léopards attaqueurs d'école et de météorites agressives ... en même temps BB préfère quand un rajah ça rit ... que quand la situation avec le rajah se tend ... 

8 février 2016

L'âne du jour ...

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Mariage pour tous : le FN abrogera la loi, selon Nicolas Bay … Mouaaaahhh , Bay qui s'voit déjà grand vizir, prend ses rêves pour des réalités … faut arrêter la fumette ! … selon lui, la fifille du fondateur du FHaine pourrait remplacer le mot « mairie » par « Kommandantur » et déplacer la capitale dans une station thermale de l' Allier … et dans les fêtes du parti zeules les frauleins zeraient agzeptées … Bay c'est le début de Bêta …

Les Français très partagés sur la dégressivité des allocations chômage … ceux qui les touchent sont contre et les autres pour, et Lycée d'Versailles, hein Béru ! …

Nicolas Bay-ta, le chépakoi au Fhaine propose en cas de victoire de la fifille du fondateur du FHaine de les réserver exclusivement aux hétéros et encore à condition qu'ils soient blonds aux yeux bleus … et naturlisch, français depuis au moins 5 générations …

Christiane Taubira qui ne voulait pas sortir que par la grande porte a fait aussi une apparition chez Ruquier pour redescendre à la hauteur de Valse …

Nicolas Bay-ta a fait savoir qu'il ne risquait pas de regarder une émission avec une noire présentée par un homo et que en cas de victoire de la fifille du fondateur du Fhaine, les noirs et les homos, et pire les noirs homos, seraient interdits d'antenne …

Samba

Entre samba et répulsif à moustiques, les défilés du carnaval de Rio commencent … le ministère de l'immigration brésilien suggère aux étrangers de se déguiser en araignée pour effrayer le moustique … et en avant la muse Zika ! …


Nicolas Bay-ta, le chépakoi au Fhaine propose en cas de victoire de la fifille du fondateur du FHaine au Brésil de réserver le Carnaval de Rio aux seuls blancs et d'en interdire l'entrée aux moustiques …

Nicolas Bay-ta a précisé qu'il n'interdirait pas ces grands chapeaux za plumes qu'il trouve ridicule mais qu'il donnerait la priorité aux casques à pointe …

c'est que on ne le sait pas, et ça ne se voit pas comme ça à l'oeil nu,  mêêêh y z'ont un cerveau au Fhaine … enfin pas tous ... 

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Bobolatête

Consécration Le chanteur country Johnny Cash a maintenant une espèce d'araignée à son nom … ( vrai ) …

pour ceux qui se disent «  ah mêêêh il n'est pas mort ? : si !  en 2003 ... mêêêêh Henri IV aussi quand on a baptisé un Lycée à son nom … on n'sait si pour ça il a été payé cash … pas Henri IV, hein, Johnny ! …


Sinon, je ne vous parle pas de Lambert Wilson qui chante Montand, vous allez en bouffer à l'envi sur vos chaînes de télé … sauf que je vois qu'on chante Montand, qu'on chante Barbara, qu'on chante je n'sais plus qui  et qu'y a personne qui chante Yannick Noah, et ça il ne va pas aimer moi ch'te l'dis …  keske peut bien chanter Nicolas Bay ? ...    

tu le verrais chanter Le Métèque ? ... noooon ! ...  ah pt'être Ali ? Allo ! ... 

 

14 février 2015

Correspondance

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Lettre de George à Alfred:

Je suis très émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde comme la plus étroite
en amitié, en un mot la meilleure preuve
dont vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme
grosse. Accourrez donc vite et venez me la
faire oublier par l'amour où je veux me
mettre.

Réponse d' Alfred :
Quand je mets à vos pieds un ét

ernel hommage
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un cœur
Que pour vous adorer forma le Créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

Réponse de George :
Cette insigne faveur que votre cour réclame
Nuit à ma renommée et répugne mon âme.

 

29 décembre 2015

Pierre Bonnard

Bonnard 1

Pierre Bonnard, né le 3 octobre 1867 à Fontenay-aux-Roses et mort le 23 janvier 1947 au Cannet, est un peintre, graveur, illustrateur et sculpteur français.

Peintre de personnages, figures, nus, portraits, paysages animés, intérieurs, natures mortes, fleurs et fruits, Bonnard est un artiste postimpressionniste membre du groupe des nabis

Dans sa jeunesse, Pierre Bonnard montre un intérêt pour les lettres, le latin, le grec, la philosophie, ainsi que pour le dessin et la couleur. En 1885, après avoir obtenu son baccalauréat, il entre en faculté de droit, selon les désirs de son père. Il obtient sa licence en 1888. Il suit en même temps les cours de l'Académie Julian et est admis à l'École des beaux-arts de Paris, où il rencontre Édouard Vuillard, de qui il se rapproche. Il découvre les peintures de Paul Gauguin, Edgar Degas, Claude Monet et Paul Cézanne.

Il adhère au groupe artistique des nabis, composé, entre autres, d'Édouard Vuillard, Maurice Denis et Félix Vallotton. Il est fortement influencé par les idées de Paul Gauguin et par la vogue du japonisme. Tout particulièrement marqué par cette dernière tendance et la conception différente de la perspective et de l'espace que l'on retrouve dans le kakemono, Pierre Bonnard reçoit alors le surnom de « nabi très japonard » Ce mouvement a également pour caractéristiques l'exaltation de la couleur, la simplification de la forme et la sublimation du quotidien, auquel les nabis confèrent un caractère atemporel.

Bonnard 4

En novembre 1889, Bonnard prête serment d'avocat. Pendant l'année 1890, il se rend tous les jours au prétoire. Il y dessine des hommes de loi. Cette année-là, il effectue son service militaire comme soldat de 2e classe au 52e régiment d'infanterie à Bourgoin. C'est l'origine de sa toile L'Exercice, où il manie des tons purs.


Bonnard 3En 1891, il présente cinq tableaux et quatre panneaux décoratifs au Salon des indépendants. Cette même année, il exécute une commande pour France-Champagne, et abandonne du même coup sa carrière juridique. Il fait alors la connaissance d'Henri de Toulouse-Lautrec, avec qui il se lie d'amitié. Ils se retrouvent en concurrence pour un projet destiné au cabaret du Moulin Rouge, que Lautrec réalise.Au Salon des indépendants de 1892, Bonnard présente Le Corsage à carreaux et La Partie de croquet.Les nabis s'avèrent également novateurs dans le domaine des arts graphiques, en réalisant des albums d'estampes et des livres illustrés. Pierre Bonnard est le premier nabi à s'intéresser à l'affiche. Rejetant au départ le modelé de la peinture traditionnelle en faveur d'aplats de couleurs franches, cernés par une ligne évocatrice et élégante qui vise à l'effet décoratif, il trouve progressivement une voie toute personnelle, où il emploie pour peindre des sujets intimes, intérieurs, nus, fenêtres ouvertes sur jardin, des effets postimpressionnistes servis par des palettes de couleurs légères et lumineuses, le tout soutenu par un sens très sûr de la composition et du dessin.

En 1893, il rencontre Maria Boursin, dite Marthe de Meligny. Elle deviendra son modèle puis son épouse, le 15 août 1925. Le 9 septembre 1925, Renée Monchaty, qui avait servi de modèle à des tableaux comme La Cheminée, et avec qui il était lié depuis une dizaine d'années, se donnait la mort.

Il achète en 1926 la villa « Le Bosquet » au Cannet, où il se retire pendant la Seconde Guerre mondiale et où il passera les dernières années de sa vie. Là, il vit une osmose complète avec la nature.Son épouse, Marthe, meurt le 26 janvier 1942La même année est publiée Scène de famille, l'une des premières lithographies de Bonnard, dans la revue L'Estampe. Il illustre Le Petit Solfège et Petites scènes familières, les album musicaux de Claude Terrasse, son beau-frère. Après quoi, il réalise d'autres lithographies pour La Revue blanche, dont Parisiennes et La Femme au parapluie. Bonnard semble trouver sa voie dans un retour à un certain impressionnisme, introduisant le mystère dans l'apparence visible. Il représente de nombreux nus, tous posés par Marthe, auxquels il associe des motifs de son quotidien. L'étude de la femme à la toilette devient primordiale dans ces années du début du siècle. En 1920, il réalise la scénographie de Jeux, sur une musique de Claude Debussy pour les Ballets suédois et Vaslav Nijinski.

Il arrivait à Pierre Bonnard, devenu célèbre, de retoucher ses toiles une fois celle-ci achetées et exposées dans un musée. Ses amis appelaient ça « bonnarder » ou « bonnardiser ». 

Bonnard 2

Un journaliste relate, en 1943, cette attitude devenue visiblement coutumière.

« Au musée de Grenoble puis au musée du Luxembourg, il lui arriva de guetter le passage d'un gardien d'une salle à l'autre, de sortir d'une poche une minuscule boîte garnie de deux ou trois tubes et, d'un bout de pinceau, d'améliorer furtivement de quelques touches un détail qui le préoccupait. Et, son coup fait, de disparaître, radieux, comme un collégien après une inscription vengeresse au tableau noir »

Le musée Bonnard du Cannet est entièrement consacré à l'artiste. Il est ouvert depuis le 25 juin 2011.

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C'est à son petit neveu, Antoine Terrasse, historien d'art spécialiste du mouvement des nabis et du post-impressionnisme, que l'on doit le plus grand nombre de monographies sur l'ensemble de son œuvre (peintures, dessins, photographies et correspondances). 

bonnard 5

bonnard 6

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.Bonnard a aussi réalisé de très belles photographies de Marthe ... 

Anecdote croustillante de mon ami Loulou :  "ma grand-mère, sa voisine au Cannet, lui rendait quelques services et il la remerciait avec des dessins ...................... qu'elle mettait à la poubelle ... "

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26 janvier 2016

Antoni Tàpies

Tapies 1

Antoni Tàpies i Puig, 1er marquis de Tàpies né le 12 décembre 1923 à Barcelone où il meurt le 6 février 2012 (à 88 ans), est un peintre, sculpteur, essayiste et théoricien de l'art espagnol d'expression catalane.

Au début des années 1940, Tàpies est victime d'une grave infection pulmonaire qui lui impose deux années de convalescence durant lesquelles il s'intéresse à l'histoire de la philosophie, à la musique romantique, continuant à peindre et à dessiner. Il est profondément marqué par les atrocités de la guerre civile espagnole. C'est au terme de cette période qu'il se tourne définitivement vers l'art.

Il commence par suivre des cours de dessin à l'Académie Valls ( sic ! ) , en 1943, avant de se consacrer à la peinture en 1946. Il fait des copies à l'huile de tableaux de van Gogh et de Picasso. Il perfectionne également ses connaissances musicales et s'intéresse de plus en plus à la littérature, à la philosophie, à l'art oriental ainsi qu'à la calligraphie. Influencé par la philosophie orientale, il utilise des empâtements épais, des collages, des objets trouvés et des graffiti pour ses premières créations. Il fréquente également un groupe clandestin d'écrivains catalans, le Baus.

Tapies 4

En 1948, son travail suscite la controverse lors de sa première participation au Salo d'Octubre de Barcelone. La même année, il est cofondateur du mouvement « Dau al Set » et de la revue éponyme, proche des mouvements dadaïste et Surréaliste et dont l'âme est le poète catalan Joan Brossa. En 1949, il rencontre Joan Miró, qui l'influence énormément, à l'instar de Paul Klee pendant sa première période surréaliste.

Sa première exposition personnelle a lieu en 1950 à la Galerias Layetanas de Barcelone. Il se dirige rapidement vers l'abstraction et, bien avant l'Arte Povera, intègre des matériaux non académiques (matériaux organiques végétaux, débris de terre et de pierre) dans ses travaux. Ainsi, à partir de 1953, il est un des premiers à donner ses lettres de noblesses au mélange des matériaux, ajoutant de la poudre d'argile et de marbre à sa peinture, utilisant le papier déchiré, la corde et des chiffons (Gris et Vert, Tate Gallery, Londres, 1957).

Tapies 2

Dès le milieu des années 1950, sa renommée devient internationale. Il remporte des prix internationaux et est boursier du gouvernement français. Il participe à la Biennale de Venise en 1952 et est exposé dans plusieurs pays. Dans les années 1960, maintenant son œuvre dans le domaine de la recherche, il collabore avec Enrique Tábara, Antonio Saura, Manolo Millares et de nombreux autres artistes. Son travail s'enrichit alors de références politiques qui prennent la forme de symboles et de mots écrits sur les supports. À partir des années 1970, influencé par le Pop-art, il intègre dans ses œuvres des matériaux plus volumineux, tels que des pièces de mobilier. Dans les années 1990, il collabore avec Estéfano Viu, Maximiliano, Eduardo Chillida et de nombreux autres artistes. En 2000, il réalise l'affiche officielle des Internationaux de France de tennis. Il illustre le n° 7025 du journal Libération, daté du samedi 13 décembre 2003 et du dimanche 14 décembre 2003 avec onze œuvres originales ainsi qu'un alphabet complet de lettrines.

Tapies 3

Maison Mantaner i Simon à Barcelone, siège de la Fondation Tàpies.
Enfant de Barcelone, Tàpies a été chargé de métamorphoser l'ancienne maison Mantaner i Simon. Il en a conservé la façade mais il a couronné le toit d'une sculpture, Nuage et chaise, composée de tubes d'aluminium et d'une toile métallique d'acier inoxydable : l'ensemble est un nimbe d'où surgit un siège suspendu. C'est désormais le siège de la Fondation Tàpies, créée en 1984 et dédiée à l'étude de l'art moderne.

En 1990, la fondation ouvre un musée et une bibliothèque. À cette occasion, Antoni Tàpies confie :

« Mon illusion est d'avoir quelque chose à transmettre. Si je ne peux pas changer le monde, je désire au moins changer la manière dont les gens le regardent. »


Tapies 5En 1979, il est élu membre de l'Académie des arts de Berlin. En 1981, il reçoit la Médaille d'or du mérite des beaux-arts par le Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports. En 1983, Il est nommé officier de l'ordre des Arts et des Lettres, puis promu commandeur en 1988. En 1994, il devient membre associé étranger de l'Académie des beaux-arts. En 2010, Antoni Tàpies est élevé par le roi d'Espagne au titre héréditaire de Marquis de Tapiès pour sa « grande contribution aux arts plastiques espagnols et mondiaux ».
Il est docteur honoris causa de l'université des arts de Berlin (1979), du Royal College of Art de Londres (1981), de l'université de Barcelone (1988)

5 janvier 2016

Simplet, Wauquiez & Bertand

Nain Simplet - Clin d'oeil

A 53 ans, la propriétaire de l'Olympique de Marseille est enceinte de jumelles


Valbuena et Benzema assurent qu'ils n'y sont pour rien … La presse jubile, ravie d'une nouvelle affaire Dreyfus …

 

Bar Refaeli est enceinte de son premier enfant


L'enfant s'appelle ( à tarte ) Oedipe  ? …

Viol en ligne présumé : deux suspects en garde à vue


Après l'impression 3D, voilà qu'arrive le viol en ligne … tu vas voir que Gogol va nous inventer un logiciel pour imprimer la meuf de ses rêves …

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Wauquiez

Laurent Wauquiez élu président de la grande région Auvergne-Rhône-Alpes


Le maire du Puy-en Velay qui ne fait pas dans la dentelle, avait promis une suppression des « formations inutiles » comme les métiers artistiques ou les métiers du cirque... voulant sans doute s'assurer le titre de « Clown Number One » … le même qui a mon avis va laisser des cailloux dans ses lentilles... du Puy … promettait d'équiper toutes les écoles de portiques … bon un point positif, le dauphin sarkozyste n'a pas encore parlé d'équiper les écoles de karchers … ni les isoloirs de portiques … pas encore ! … La région a la « chance » d'être dirigée par un homme qui a été n fois ministre, bon d'accord il n'a pas laissé de trace mais c'est sans doute par modestie …

amis auvergnerhonalpistes bon courage ! ….

merdddd' mais c'est mon président ! … bon, je vais garder ma parka rouge, des fois qu'il ne l'impose comme signe de ralliement …

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Bertrand

Xavier Bertrand intronisé en Nord-Pas-de-Calais-Picardie


Celui-là même qu'un blogueur irrespectueux surnommait Bertrand Du Déclin quand il était ministre de je ne sais plus quoi … comme il n'avait rien fait … c'est vrai à moins d'être « adepte » ou féru en histoire moyenâgeuse, on ne peut pas savoir … Bon j'ai cherché … il a été... interdiction de rigoler … deux fois ministre du travail et une fois ministre de la santé … c'est en partie grâce à lui, sans doute, qu'on a pu constater la chute considérable de la courbe du chômage … et l'amélioration des conditions de travail du personnel médical …

amis nordpasd'calaispicardistes bon courage ! …

3 janvier 2016

Aristide MAILLOL

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Aristide Maillol,

né Aristide Bonaventure Jean Maillol le 8 décembre 1861 à Banyuls-sur-Mer, où il est mort le 27 septembre 1944, est un peintre, graveur et sculpteur français.

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maillol 4Il commence sa carrière dans la peinture et s'intéresse très tôt aux arts décoratifs : céramique et tapisserie, avant de se consacrer à la sculpture, vers l'âge de quarante ans.

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Il fut l'un des sculpteurs les plus célèbres de son temps. Son œuvre, fondée sur des formes pleines, élaborées à partir de l'étude du nu féminin et simplifiées jusqu'à l'épure, représente une véritable révolution artistique, anticipant l'abstraction. Sa création a marqué le tournant entre le XIXe et le XXe siècle, inspiré nombre de grands artistes, dont Henry Moore, Arp ou Laurens et trouvé une résonance chez Picasso, Brancusi et Matisse. L'œuvre de Maillol a suscité les éloges de grands écrivains, tels Octave Mirbeau et André Gide.


Lorsque Maillol exposa le plâtre de Méditerranée au Salon d’automne de 1905, parmi les peintres fauves, dont les tableaux exaltent la couleur pure, c’est un triomphe. La sculpture, monumentale, représente une femme assise, absorbée dans ses pensées, dont le coude appuyé sur son genou et la tête reposant sur sa main ferment une composition géométrique. André Gide la décrit ainsi : « Elle est belle, elle ne signifie rien, c’est une œuvre silencieuse. Il faut remonter bien loin en arrière pour trouver une aussi complète négligence de toute préoccupation étrangère à la simple manifestation de la beauté. » 

Le comte Harry Kessler, collectionneur allemand, sera son mécène durant toute sa carrière.

Dès 1905, Maillol reçoit des commandes privées et publiques, dont le monument à Louis-Auguste Blanqui, homme politique révolutionnaire, emprisonné une grande partie de sa vie. Maillol représente une femme nue, L’Action enchaînée, qui tente en vain de se libérer de ses entraves par un puissant mouvement de rotation du torse. Cette conception inédite du monument public provoque un terrible scandale. De même, pour l’Hommage à Cézanne, commandé en 1912 par Aix-en-Provence, Maillol s’inspire d’un nu féminin, et les commanditaires refusent catégoriquement l’œuvre, que Frantz Jourdain fera rentrer plus tard dans les collections nationales.

 

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Maurice Denis lui présente en 1910 le collectionneur russe Ivan Morozov, qui lui a commandé des panneaux peints pour la décoration de son salon, pour lequel Maillol réalise quatre sculptures grandeur nature : Pomone, Flore, L’Été, Le Printemps.
Après la mort de Rodin en 1917, auquel on l’a toujours opposé en termes de style, Maillol est considéré comme le plus grand sculpteur français vivant.


Dans les années 1930 Maillol est célèbre, il incarne un renouveau de la sculpture et réalise le Monument à Debussy, aux courbes d’une exquise douceur.

Maillol Dina Vierny

Dans cette période où il cherche une inspiration nouvelle, il fait la connaissance en 1934 de Dina Vierny, jeune fille de 15 ans qui incarne son idéal en sculpture et qui devient son principal modèle pendant dix ans. À la fois muse, interlocutrice et collaboratrice, elle lui inspire ses dernières sculptures monumentales. Elle a aussi été modèle de nombreux peintres comme : Matisse, Dufy, Bonnard.


Il commence sa dernière œuvre en 1940, Harmonie, inachevée, où il atteint le sommet de son art. La silhouette féminine légèrement déhanchée évoque la sculpture médiévale, elle fait la synthèse de toutes ses recherches formelles mais, contrairement aux œuvres précédentes, c’est également un portrait.


L’artiste meurt en 1944 des suites d’un accident de voiture, près de son village natal. Il laisse une œuvre considérable que l’on peut admirer à Paris, en province et à l’étranger. Dans le jardin du Carrousel à Paris sont exposées les dix-neuf sculptures offertes sous l’égide d’André Malraux, en 1964, par Dina Vierny, qui a créé rue de Grenelle un musée consacré à l’artiste, inauguré en 1995 par François Mitterrand.


Dina Vierny, qui avait été sauvée de la déportation grâce à l'entremise d'Arno Breker et de Maillol - a depuis la mort de Maillol entrepris de diffuser son œuvre à l'aide de la fondation Dina Vierny - musée Maillol, à Paris.
En 1994 est inauguré le musée Maillol de Banyuls-sur-Mer, sa ville natale, dans son ancienne métairie qui lui servit d’atelier. Dina Vierny restaura pendant de nombreuses années le bâtiment, le sauvant ainsi de la ruine. C’est là que Maillol venait méditer, travailler. 

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C’est dans cet endroit isolé, en pleine nature, environné par les montagnes délimitant la frontière des Pyrénées, qu’il est aujourd’hui enterré sous le socle de l’un de ses chefs-d’œuvre, Méditerranée.

 

 

 

 

 

 

 

Aristide MAILLOL Sculpteur (1861-1944) - Portrait filme' 1942 part1/2

Aristide MAILLOL Sculpteur (1861-1944) - Portrait filme' part 2/2

29 décembre 2015

Henri Manguin

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Henri Charles Manguin, est un peintre français, né à Paris le 23 mars 1874, et mort à Saint-Tropez le 25 septembre 1949.

Il est l'un des principaux créateurs du fauvisme français en 1905.

En 1889, Henri Manguin abandonne ses études au lycée Condorcet à Paris pour se consacrer à la peinture. En 1894 il fréquente l'atelier de Gustave Moreau à l'École des beaux-arts de Paris, où il se lie d'amitié avec Albert Marquet, Henri Matisse, Jean Puy et Georges Rouault.

En 1899, il épouse Jeanne Carette qui sera, à quelques exceptions près, son unique modèle et qui lui donnera trois enfants. Il expose à la galerie B.Weill et au Salon de la Société nationale des beaux-arts. En 1902, il participe pour la première fois au Salon des indépendants.

En 1904, Manguin découvre Saint-Tropez et se lie avec Paul Signac. Il expose au Salon d'automne, aux États-Unis et à la Biennale de Venise. Ambroise Vollard lui achète cent cinquante tableaux et, lors d'une exposition particulière à la galerie Druet en 1906, il se lie avec Henri-Edmond Cross. Il voyage en Italie et expose à Zurich et Bucarest.

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En 1909, il s'installe à Neuilly et participe à une exposition de groupe en Russie. Il séjourne à Honfleur chez Félix Vallotton, où il rencontre des collectionneurs suisses, les Hahnloser. Il se fixe l'été à Sanary où il voit souvent Henri Lebasque et expose à Berlin.

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Il habite à Lausanne pendant la Première Guerre mondiale. En 1924, il participe au projet du futur musée de l'Annonciade à Saint-Tropez. Il expose à la galerie Bing en 1927. En 1938, la galerie Eugène Druet ferme, son fils rachète les invendus : Manguin en détruit huit, puis expose dans le monde entier. Il loue un atelier à Avignon en 1942.

Henri Manguin meurt dans sa maison de l'Oustalet le 25 septembre 1949. Le Salon organise une rétrospective posthume de ses œuvres en 1950.

 

18 janvier 2016

La France face à un nouveau terrorisme ...

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Une artiste luxembourgeoise, qui s'est allongée nue samedi devant l'"Olympia" de Manet au musée d'Orsay à Paris pour reproduire l'œuvre sous les yeux des visiteurs, a été arrêtée pour exhibition sexuelle. L'artiste, Déborah de Robertis, a été placée en garde à vue puis déférée dimanche soir au parquet de Paris, qui décidera lundi d'éventuelles poursuites judiciaires...

Le mollah Casevieille n'est pas content  …

il préfère de loin, chacun ses goûts, une prestation valsienne orchestrée chez Ruquier sur la chaîne élyséenne … 

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C' est la même qui, en 2014 s'était positionnée en « Origine du Monde » déjà au musée d'Orsay


Courbet_-_Le_Désespéréce que Gustave avait trouvé étonnant, ici une photo sans doute prise par le service de presse de Matignon, et ron et ron petit patapon ...  Pourvu que Valse et Casevieille n'accusent pas Gustave de voyeurisme …

Leurs agents, tuyautés par la ministre de la culture, ont mis en place un plan vigie picrate, pour retrouver ledit Gustave … Ornans ainsi tous les murs de la capitale de la photo du présumé voyeur mais un proche de la ministre qui un jour avait ouvert subrepticement un livre aurait découvert une piste en Suisse … d'ici qu'en plus d'être voyeur, ce soit lui qui ait transféré des fonds cahusiens … en tout cas l'affaire n'est pas Commune … 

On peut supposer que ni elle ni Gustave n'auront les honneurs de facebook qui floute déjà les statues de marbre …

26 décembre 2015

Balthus

 

 

 

balthus

Balthus, pseudonyme de Balthasar Kłossowski (le titre de comte de Rola qui est quelquefois ajouté à son nom est sans fondement), né à Paris le 29 février 1908, mort à Rossinière (Suisse) le 18 février 2001, est un peintre figuratif français d'origine polonaise. Il est le frère de l'écrivain et dessinateur Pierre Klossowski.

« La meilleure façon de commencer est de dire, Balthus est un peintre dont on ne sait rien. Et maintenant, regardons les peintures », telle est la réponse laconique que le peintre adresse à la Tate Gallery, qui, organisant une exposition de ses œuvres, souhaitait également agrémenter le catalogue de quelques éléments biographiques.

Rare et discret, il l'est dès sa naissance, un 29 février ; un anniversaire qui fait aussi partie de la « légende Balthus » et que son « grand ami » Rilke (amant de sa mère, Baladine) ne manquait jamais de souhaiter avec une lettre. D'ascendance polonaise par son père, Erich Klossowski, historien d’art, peintre et décorateur de théâtre, et russe par sa mère Baladine Klossowska (mais tous deux ressortissants prussiens), Balthus naît à Paris, mais sa famille, du fait de ses origines, se réfugie en Suisse lors de la Première Guerre mondiale. Ses parents se séparent peu après et Balthus passe son enfance avec son frère Pierre dans la région de Genève, près de leur mère et bientôt de Rainer Maria Rilke. Baladine rencontre le poète Rilke en 1919 : le jeune Balthasar Klossowski a 11 ans. Le garçon publie son premier livre de dessins, Mitsou, sous l'impulsion de ce mentor, lorsqu'il a quatorze ans. Il signe le recueil du surnom de « Baltusz » qu'on lui donnait à l'époque et qu'il transformera en « Baltus », puis en « Balthus » par la suite. Durant son adolescence, il rencontre les nombreuses relations de sa mère et de Rilke qui viennent lui rendre visite : André Gide, Maurice Denis, Pierre Bonnard.

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Balthus part pour Paris avec sa mère et son frère en 1924. Il y suit l'enseignement de Pierre Bonnard et de Maurice de Vlaminck. Il peint ses premiers tableaux, copie des œuvres au musée du Louvre. En 1926, il va en Italie étudier les peintres de la Renaissance. En 1929, il expose pour la première fois à Zurich, sans grand succès.

Balthus s'installe à Paris en 1933, dans un premier temps rue de Furstemberg puis, à partir de 1936, Cour de Rohan (quartier de Saint-Germain-des-Prés) où il résidera plusieurs années. Il entre en contact avec le mouvement surréaliste par l'intermédiaire de Pierre Lœb mais il ne se sent guère de point commun avec la mouvance d'André Breton.
Il expose en 1934 une série de tableaux mettant en avant des jeunes filles à la pose équivoque, thème qui fera sa célébrité.
Il se marie en 1937 avec Antoinette de Watteville (1912-1997). Cette dernière lui sert de modèle dans plusieurs toiles, dont La Toilette (1933, Centre Pompidou, Paris) et Jeune fille en costume d'amazone (1932, collection Stanislas Klossowski). L'un de ses fils, Thadée épouse Loulou de la Falaise (1948-2011), dont il a une fille, Anna.

Balthus est mobilisé en Alsace au début de la Seconde Guerre mondiale mais est rapidement démobilisé pour des raisons mystérieuses. Il s'installe alors à Champrovent en Savoie, puis à Fribourg en Suisse, où naissent deux de ses fils, et Cologny près de Genève. Il se sépare de sa femme et retourne à Paris. Il y réalise les décors et les costumes d'une pièce d'Albert Camus, L'État de siège et peint La Chambre (Washington, Smithsonian Institute) en 1947-1948).
En 1950 il effectue les décors de l'opéra Cosi fan tutte de Mozart au festival d'Aix-en-Provence.

Balthus 1

En 1953, il quitte Paris pour le château de Chassy, à Montreuillon, Nièvre, dans le Morvan, en Bourgogne, où il reste jusqu'en 1961, après l'avoir loué puis acheté. Il y peint plusieurs paysages, vus de ses fenêtres, dont les deux Jeune fille à la fenêtre de 1955 et 1957, deux portraits de Colette, la fille des métayers de Chassy. Il se crée un personnage de dandy et d’aristocrate « féodal », ainsi qu’il se décrivait, son appartenance à la noblesse restant non établie.
En 1961, il est nommé directeur de l'Académie de France à Rome, à la Villa Médicis, par André Malraux. Setsuko Ideta, jeune étudiante japonaise dont il est amoureux, l'y rejoint. Elle lui sert de modèle dans plusieurs tableaux. Il l'épouse en 1967 au cours d'un voyage au Japon.
En 1977, à la fin de son mandat romain, le peintre prend le thé au Grand Chalet de Rossinière, en Suisse, s'en éprend et l'achète. Il y vivra jusqu'à sa mort avec son épouse et sa fille Harumi. Il présente ses toiles à de nombreuses expositions de par le monde et il est encensé par la presse et les critiques.

Balthus a été président des « Amis de Courbet » de 1992 à 1998.

L'œuvre de Balthus est relativement peu abondante puisqu'on ne compte qu'environ 300 peintures, dont beaucoup ne sont pas datées.

Il reste un artiste figuratif à une époque où l'abstraction est reine.

 

Balthus - Metropolis

26 décembre 2015

Suzanne Valadon

Suzanne Valadon

 

Suzanne Valadon, pseudonyme de Marie Clémentine Valadon, née le 23 septembre 1865 à Bessines-sur-Gartempe et morte le 7 avril 1938 à Paris, est une artiste peintre française.

Fille naturelle d’une blanchisseuse, Suzanne Valadon devient acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément à cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle est établie avec sa mère, puis son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo qu'elle eut en 1883, elle a la possibilité de s’initier à l’art.

Son genre de beauté attire le regard des artistes et elle devient leur modèle, les observant en posant et apprenant ainsi leurs techniques. Elle est le modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, ou encore Henri de Toulouse-Lautrec, nouant des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne venait s’encanailler, Toulouse-Lautrec, durant cette période, fait d’elle un portrait intitulé Gueule de bois.


Suzanne Valadon 3
Edgar Degas (pour qui elle ne pose jamais, malgré ce que l'on dit souvent) remarque les lignes vives de ses dessins et peintures et encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse, pourvoyant aux besoins de son fils, appelé à sa naissance Maurice Valadon, et qui ne prit que plus tard le nom de famille de Miguel Utrillo, son père présumé.Son genre de beauté attire le regard des artistes et elle devient leur modèle, les observant en posant et apprenant ainsi leurs techniques. Elle est le modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, ou encore Henri de Toulouse-Lautrec, nouant des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne venait s’encanailler, Toulouse-Lautrec, durant cette période, fait d’elle un portrait intitulé Gueule de bois.

Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, parmi lesquels celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit. Elle fut la seule relation intime de celui-ci, le laissant, comme il dira, avec « rien, à part une froide solitude qui remplit la tête avec du vide et le cœur avec de la peine » En 1894, Suzanne Valadon est la première femme admise à la Société nationale des beaux-arts. Perfectionniste, elle peut travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.

La peintre trouve en la galeriste Berthe Weill une alliée solide qui soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois rétrospectives personnelles.

Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909. Suzanne quitte son mari pour l'ami de son fils, le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. L’une de ses toiles les plus connues est Adam et Ève, où André Utter figure Adam et elle-même Ève.

À la fin de sa vie, Suzanne Valadon se lie d'amitié avec le peintre Gazi le Tatar et, poussée par cette rencontre, se remet à peindre.

Suzanne Valadon meurt le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André Derain, Pablo Picasso et Georges Braque, et est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.

Ses œuvres sont conservées dans de nombreux musées, dont le musée national d'art moderne à Paris, le Metropolitan Museum of Art à New York, le musée de Grenoble, le musée des beaux-arts de Lyon. Une exposition permanente lui est dédiée à Bessines-sur-Gartempe

Un lycée de Limoges porte son nom. Une station du tramway de Tours et du tramway à Pierrefitte-sur-Seine portent également son nom.

Suzanne Valadon

24 décembre 2015

Léopold Survage


SurvageLéopold Frédéric Léopoldovitch Stürzwage, dit Léopold Survage, né à Moscou le 31 juillet 1879 et mort à Paris 31 octobre 1968, est un peintre français d'origine russe.
Son père, Léopold Édouard Stürzwage, est citoyen de Villmanstrand (actuellement Lappeenranta en Finlande). Léopold Survage est baptisé dans la religion protestante. En 1886 il perd sa mère et l'année suivante entre à l'école Saint-Pierre et Saint-Paul. À la sortie du lycée il entre dans la fabrique de pianos de son père de 1897 à 1900 et devient apprenti facteur de pianos. Fasciné très jeune par le dessin et la peinture, il entre en 1901 à l'école des beaux-arts de Moscou chez Constantin Korovine et Leonid Pasternak, et visite la collection privée de Chtchoukine : Manet, Gauguin, les impressionnistes, Matisse, etc. il y rencontre Michel Larionov, David Bourliouk, Soudiékine, et Sapounov. En 1903 il peint sa première œuvre connue à ce jour : Moscou et participe à diverses expositions dont celle dite « Stéphanos » en 1907-1908 à la maison de l'école Stroganov et du « Valet de Carreau » en 1910-1911. Entretemps son père s'est ruiné, il liquide ses affaires et avec le peu d'argent qu'il lui reste il part pour Paris et le 12 juillet 1908 il débarque à Paris avec Hélène Moniuschko qu'il a épousée le 20 janvier 1908 à Serguiev Possad, ils se separeront en 1911 et divorceront en 1918..

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De Moscou il connaissait la célèbre claveciniste Wanda Landowska qui l'introduit comme accordeur de pianos à la maison Pleyel, il retrouve Archipenko qu'il voyait à Moscou et suit les cours de l'Académie Matisse et de l'Académie Colarossi. Premières expositions à partir de 1911 et, en 1914, les principes du « rythme coloré » par lequel est trouvée une analogie entre la forme visuelle colorée et la musique, sont établis.

Introduit par Guillaume Apollinaire dans le cercle de la baronne Hélène d'Oettingen, avec laquelle il entretient une relation amoureuse jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale, et de Serge Férat en 1911, il rencontre André Salmon, Picasso, Gino Severini, Robert et Sonia Delaunay, etc. Sa signature autographe figure sur l'un des feuillets signés par les convives du banquet mémorable donné le 31 décembre 1916 en honneur d'Apollinaire à l'Ancien Palais d'Orléans de l'Avenue du Maine.

Au Salon des Indépendants en 1914 il montre des rythmes colorés, qu'il veut réaliser au cinéma, anticipant les recherches sur le cinéma abstrait qui seront menées à leur terme par Viking Eggeling et Hans Richter. Apollinaire exalte « Le Rythme coloré », dans les Soirées de Paris en 1914. En 1915 Survage part à Saint-Jean Cap Ferrat avec la Baronne d'Oettingen et restera sur la Côte d'Azur jusqu'à la fin de la guerre. Il y rencontre sa future femme, Germaine Meyer. Dans une lettre à Léopold Zborowski datée du 31 décembre 1918, Modigliani écrit : « Je fais la bombe avec Survage au Coq d'Or... Le champagne coule à flots ». Apollinaire organise la première exposition de Survage à la galerie Bongard en 1917 regroupant trente-deux de ses tableaux.

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En 1920 Survage dépose les statuts de la « Section d'Or » dont il est fondateur avec Albert Gleizes et Archipenko, Braque. Serge Férat, Fernand Léger, Louis Marcoussis, font partie du comité directeur. Cette association se charge d'organiser les expositions en France et à l'étranger. En 1921, il participe à l'exposition « Les Maîtres du cubisme » à la galerie de L'Effort Moderne. Albert Gleizes reproduit une œuvre dans son livre Du cubisme et des moyens de le comprendre. Il épouse la pianiste Germaine Meyer le 7 juillet 1921. En 1922 il expose chez Léonce Rosenberg, participe à la première exposition de la Section d'Or en Italie à Rome, puis une exposition de groupe à la galerie Weill avec Henri Hayden, Auguste Herbin, Irène Lagut, Jean Metzinger et Severini.

Dès 1922, Survage travaille pour les Ballets russes de Serge de Diaghilev et exécute les décors et les costumes de l'Opéra-bouffe de Stravinski, Mavra sur un livret de Boris Kochno d'après un conte de Pouchkine, il réalisera également un projet de décor pour L'École des femmes à la demande de Louis Jouvet, sans suite. En 1927 un article de Samuel Putnam sur Survage dans le Chicago Evening Post précède une exposition particulière à Chicago aux Chester Johnson Galeries. C'est alors une carrière internationale qu'il poursuit en multipliant les expositions personnelles et collectives en France et à l'étranger. Il effectue des dessins de tissus pour la maison Chanel et des compositions religieuses comme la crucifixion pour la cathédrale de Turku en Finlande en 1930. En 1937, il réalise une série de panneaux monumentaux pour le palais des chemins de fer à l'Exposition des Arts et Techniques de Paris : Liaisons postales et télécommunications, L'Optique-Horlogerie, La Précision mécanique. Ces toiles mesurant 15,5 mètres sur 4 mètres de hauteur, recevront la médaille d'or.

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Il se consacre à la peinture monumentale dans les années 1950-1960 : fresque sur le thème de la Paix au Palais des Congrès de Liège qui l'amène à rester dix-huit mois en Belgique en 1958, dessine des cartons Le Coq et le Cheval pour la Manufacture des Gobelins et illustre des ouvrages littéraires.

Le 12 mars 1963, il est nommé officier de la Légion d'honneur.

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Exposition SURVAGE Musée d'Art Moderne de Collioure

22 décembre 2015

Frédéric Bazille


BazilleFrédéric Bazille, né le 6 décembre 1841 à Montpellier (Hérault) et mort au combat le 28 novembre 1870 à Beaune-la-Rolande (Loiret), est un peintre français impressionniste du xixe siècle.

Né dans une famille de notables protestants de Montpellier (Hérault), son père Gaston Bazille est agronome et sénateu, sa mère Camille Vialars hérite d'un domaine agricole à Saint-Sauveur. Frédéric Bazille commence des études de médecine pour faire plaisir à ses parents. Mais la vocation est pressante : dès 1859, il suit des cours de dessin et de peinture dans l'atelier du sculpteur Baussan.
En 1862, il part s'installer à Paris où il s'inscrit à l'atelier du peintre Charles Gleyre sous les conseils de son cousin peintre Eugène Castelnau. Dès lors, il sera peintre. Dans cet atelier il rencontre Claude Monet puis Auguste Renoir. Très vite, un groupe se forme qui intègre Edgar Degas, Alfred Sisley, Édouard Manet, Berthe Morisot, Paul Cézanne, Camille Pissarro, Émile Zola, Paul Verlaine...

Plus favorisé qu'eux, il partage ses divers ateliers avec Renoir et Monet dès 1865. À partir de 1866, il est présent au Salon de peinture de Paris, sans grand succès.

Il passe généralement ses étés dans la propriété familiale du Domaine de Méric, à Montpellier, et face au village de Castelnau-le-Lez, domaine qui sert de décor à quelques-unes de ses toiles, comme La Robe rose (1864), Réunion de famille (1867) ou Vue de village (1868).

Sa palette s'éclaircit et se colore.Bazille 1

Bazille 2

 

En août 1870, il s'engage dans un régiment de zouaves. Il est tué, à 28 ans, le 28 novembre 1870, lors de la Bataille de Beaune-la-Rolande. La première exposition des Impressionnistes, où plusieurs de ses toiles sont exposées, a lieu en 1874, quatre ans après sa mort.

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Il est inhumé au cimetière protestant de Montpellier dans une tombe réalisée par le sculpteur Auguste Baussan.

15 décembre 2015

Odilon Redon

Redon

Redon 2

Redon 3

Odilon Redon, né Bertrand Jean Redon le 20 avril 1840 à Bordeaux et mort le 6 juillet 1916 à Paris est un peintre symboliste et coloriste de la fin du xixe siècle. Son art explore les aspects de la pensée, l'aspect sombre et ésotérique de l'âme humaine, empreinte des mécanismes du rêve.

Son père épouse une créole d’origine française, en Amérique. Ils reviennent en France cinq ou six ans plus tard. Ce voyage a une influence sur le peintre : ce goût de rêve fécond, ce besoin d’imagination et d'évasion, notamment le motif récurrent de la barque dans son œuvre, s’inscrivent dans cette perspective. Redon est dès le départ un artiste spirituellement apatride.
D'une nature fragile, il est confié à une nourrice puis à son oncle, à la campagne, et passe son enfance entre Bordeaux et le domaine de Peyrelebade, près de Listrac-Médoc ; c’est là vers six ans « en plein isolement de la campagne » que les fusains voient le jour, dans cette nature pleine de clairs-obscurs et de nuances propres à éveiller chez le jeune garçon ce monde étrange et fantasmagorique, ce sentiment subjectif qui est l'essence même de son œuvre, et qui est encore aujourd'hui une énigme.
Il s’en va à travers champs, vignes et bois, observe, considère les ombres, apprécie le contraste de la terre avec l'azur du ciel et de la lumière. À sept ans, une vieille bonne le mène à Paris pour quelques mois, où il découvre les musées. Il reste devant les toiles, silencieux et subjugué. Les tableaux figurant des drames frappent l’esprit de l'enfant. De retour à Bordeaux, scolarisé, il obtient un prix de dessin avant de savoir lire, il est morose et inattentif et garde le souvenir « le plus triste et le plus lamentable » de cette période. Il décide d'être artiste, sa famille y consent, il continue ses études et prend des leçons de dessin et d’aquarelle avec son premier maître Stanislas Gorin, élève d’Eugène Isabey, il découvre Millet, Corot, Gustave Moreau.

Sous l'influence de son père, il tente des études d'architecture, mais contrairement à son frère cadet Gaston devenu architecte Prix de Rome, il échoue à l'examen. Il se lie d’amitié avec le botaniste Armand Clavaud qui l'initie aux sciences et à la littérature, se passionne pour Darwin et Lamarck et aux recherches de Pasteur, lit les Fleurs du mal de Baudelaire dont il illustrera certains poèmes, se forme à la technique de l'eau-forte et à la sculpture. À Paris, il entre dans l’atelier de Jean-Léon Gérôme, mais les relations entre le maître et l'élève sont douloureuses et négatives.

À Bordeaux, il est très lié avec Rodolphe Bresdin qui lui apprend la gravure et commence une série de onze eaux-fortes sous la direction de cet artiste dont l’art onirique est libre de tout formalisme : Le Gué tirées en 1866 dans une inspiration orientaliste et romantique influencée par Delacroix qu’il connaît de vue. Il participe comme simple soldat aux combats sur la Loire pendant la guerre de 1870. Après la guerre il s’installe à Montparnasse jusqu'en 1877, mais l'été, retourne à Peyrelebade et passe l’automne en Bretagne. Il fréquente le salon littéraire et musical de Madame Rayssac, rencontre Fantin-Latour, Paul Chenavard, le musicien Ernest Chausson. Il séjourne à Barbizon pour y étudier les arbres et les sous-bois. En 1878, il voyage pour la première fois en Belgique et en Hollande et commence l'année suivante à être reconnu pour son premier album de lithographie intitulé Dans le Rêve — il fait de la « lithographie de jet » —, et cherche à travers les rêves la descente dans l'inconscient, lequel lui permet de révéler les sources de son inspiration et de décrire son monde personnel voué à l'exploration de l’imaginaire. En 1884, Joris-Karl Huysmans publie À rebours avec un passage consacré à Odilon Redon.

Il y a une scission très forte entre le début de son œuvre et la fin. ¨Pendant la première moitié de sa vie, il est le peintre du noir, et ne cesse d'utiliser cette teinte. Son passage à la couleur est marqué par la naissance de son premier fils. Cet homme qui jusqu'alors n'avait jamais manié la couleur, va à la fois en faire un usage très complexe et surréaliste mais aussi créer des tableaux les plus colorés qui soient. L'artiste qualifiera ce passage à une peinture entièrement colorée de "déclic".
Les années 1890 et le début du siècle sont une période de transformation, de mutation, c'est l'abandon de ses « noirs », il commence à utiliser le pastel et l'huile, et la couleur domine les œuvres du reste de sa vie. Eve est son premier nu féminin réalisé d’après modèle. En 1899, il est présenté par Maurice Denis aux Nabis, groupe d'artistes qui compte parmi ses membres Gauguin. En 1900, Maurice Denis peint l’Hommage à Cézanne — Redon y est représenté debout devant une toile de Cézanne, entouré de Pierre Bonnard, Édouard Vuillard, Roussel, Paul Sérusier, André Mellerio et Ambroise Vollard. Il travaille avec Mallarmé. Une exposition Odilon Redon a lieu à la galerie Durand-Ruel en 1900. Il voyage en Italie avec Robert de Domecy. Il exécute des peintures décoratives pour son ami le compositeur Ernest Chausson, dans son hôtel particulier , avec Maurice Denis, ainsi que pour le château, en Bourgogne, de son ami et mécène, Robert de Domecy. En 1901 il participe au Salon de la Libre Esthétique à Bruxelles et au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts à Paris. Son ami d’enfance, le peintre Charles Lacoste, l’introduit en 1903 auprès de Gabriel Frizeau, mécène bordelais passionné d'art et de belles-lettres. La légion d'honneur lui est attribuée. En 1904 une salle lui est entièrement consacrée au Salon d'Automne comportant soixante-deux œuvres. En 1908, Odilon voyage à Venise et en Italie avec sa femme, son fils et Arthur Fontaine, il réalise ses premiers cartons de tapisserie pour la manufacture des Gobelins à la demande de Gustave Geffroy.

l passe l'été à Bièvres à la villa Juliette qu'il loue, n'ayant pu la racheter, après le décès de Juliette Dodu, la demi-sœur de son épouse.

André Mellerio en 1913 publie un catalogue de ses eaux-fortes et lithographies. La même année, l'Armory Show présente quarante de ses œuvres sur le continent américain à New York (International exhibition of Modern Art, Chicago et Boston, où le Nu descendant l'escalier de Marcel Duchamp fait scandale.

Il a publié de son vivant une intéressante autobiographie, À soi-même, où sont évoqués ses rapports avec le milieu artistique et les ambitions artistiques et spirituelles de son époque. Il meurt le 6 juillet à Paris ; son fils Ari n’a pu arriver à temps du front. Une huile sur toile, La Vierge, est laissée inachevée sur le chevalet de l’artiste. Il est inhumé dans le petit cimetière de Bièvres.

Odilon Redon - Peintre symboliste

31 décembre 2015

Paul Rebeyrolle

 

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Paul Rebeyrolle, né le 3 novembre 1926 à Eymoutiers (Haute-Vienne) et mort le 7 février 2005 à Boudreville (Côte-d'Or), est un peintre, lithographe et sculpteur expressionniste et matiériste français, rattaché au courant de la Nouvelle figuration.

Son enfance est marquée par une tuberculose osseuse, l'obligeant à de longs moments d'immobilité. Il étudie à Limoges avant de rejoindre Paris à la Libération. Il découvre alors les peintres contemporains ainsi que la peinture classique au musée du Louvre.

 

Paul Rebeyrolle est acteur engagé du Manifeste de l'homme témoin qui, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, prône autour du critique d'art Jean Bouret un retour au réalisme contre les tendances de l'art contemporain. Il participe ainsi le 21 juin 1948 à la Galerie du Bac à l'exposition de « L'homme témoin » (avec Bernard Lorjou, Yvonne Mottet, Michel Thompson et Michel de Gallard). Ce groupe de L'homme témoin sera fondateur du mouvement de la Jeune Peinture.

Membre du parti communiste français à partir de 1953, Rebeyrolle rompt avec ce dernier en 1956 lors de l'invasion russe en Hongrie et du fait de la duplicité du parti face à la guerre d'Algérie. À cette occasion, il peint un grand tableau intitulé « À bientôt j'espère »

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En 1959, à 33 ans, il exécute à Eymoutiers Planchemouton, un grand tableau commandé par le comité de la première Biennale de Paris, pour orner l'escalier du Palais des Beaux-arts. En 1963, il quitte Paris et s'installe à la campagne pour y vivre et y travailler, d'abord dans l'Aube puis en Côte d'Or.

 

À partir de 1968, il commence un cycle de séries souvent définies par le terme de « politique », que l'on peut énumérer par leurs titres :

1968 : « Guérilleros » 1970 : « Coexistences » 1972 : « Les Prisonniers » 1973 : « Faillite de la Science Bourgeoise » 1975 : « Natures mortes et Pouvoir » 1980-1982 : « Les Évasions manquées » 1983 : « Le Sac de Madame Tellikjian » 1984-1985 : « On dit qu'ils ont la rage » 1986 : « Germinal » 1987 : « Au Royaume des aveugles » 1990-1991 : « Les Panthéons » 1993 : « Splendeur de la Vérité »
Son œuvre, immense, toujours figurative, est marquée par la violence, la rage, la révolte face à l'oppression ou l'engagement politique. Elle est ponctuée de tableaux animaliers et paysagers, ainsi que de tableaux employant des matières collées sur la toile (terre, crin, ferraille...).

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Peu médiatisée de son vivant, méconnue du grand public ainsi que de certaines institutions, cette œuvre a néanmoins été appréciée par les philosophes Jean-Paul Sartre ou Michel Foucault ainsi que par certains collectionneurs, tel François Pinault.

Il y a évidemment,  ça me parait la moindre des choses, un Espace Paul Rebeyrolle à  Eymoutiers

 

13 décembre 2015

Matta

Matta

Roberto Matta Echaurren, lequel aimait se présenter souvent comme "Roberto Sebastián Antonio Matta Echaurren", connu sous le nom de Matta, est un peintre surréaliste chilien, né le 11 novembre 1911, à Santiago du Chili, et mort à Civitavecchia (Italie), le 23 novembre 2002.

Matta commence des études d'architecture à Santiago du Chili. En 1933, il abandonne sa carrière pour s'installer en France. Il travaille un premier temps dans l'atelier de Le Corbusier puis voyage en Espagne, où il se lie avec les poètes Rafael Alberti et Federico Garcia Lorca. Il voyage également en Scandinavie, où il rencontre Alvar Aalto, et à Londres, où il fait la connaissance de Henry Moore, Roland Penrose et René Magritte.

À la demande de Salvador Dalí, il va voir André Breton qui l'adopte aussitôt. Ils me dirent : « Tu es surréaliste ! Je ne savais même pas ce que cela voulait dire... »

Dans la revue surréaliste Minotaure, Matta écrit des textes sur l'architecture qui s'opposent au rationalisme du Corbusier. Une étape importante pour Matta intervient cependant durant l’été 1939 lorsque, accompagné d’Esteban Francès et de Gordon Onslow-Ford, il séjourne au château de Chemillieu. Ils sont rejoints par André Breton et sa famille, Yves Tanguy et Kay Sage. Il semble que la présence d’Yves Tanguy soit particulièrement importante dans la formation de Matta à ce moment. À la même époque, il peint une série de tableaux pour laquelle il expérimente une technique nouvelle : avec un chiffon, il étale la couleur sur la toile, qui, ainsi étalée, décide du tracé ultérieur du pinceau. Il se rapproche du procédé d'écriture automatique. Il appelle cette série « Morphologies psychologiques ».

Il part à New York à la demande de Marcel Duchamp pour fuir la guerre. Six mois après son arrivée, il expose pour la première fois aux États-Unis à la galerie Julien Levy, spécialisée dans le surréalisme. Matta commence à travailler avec des pigments phosphorescents pour donner la possibilité à ses toiles de produire des images qui varieront selon la longueur d'onde de l'éclairage. Il s'inspire de la presse scientifique et se passionne pour la physique relativiste et les théories liées à la quatrième dimension. Il donne des conférences à la New School of Social Research et reçoit beaucoup de jeunes Américains dans son atelier, dont Jackson Pollock.

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En septembre 1947, sa première exposition monographique parisienne est organisée. Le catalogue de l'exposition reprend un texte de Breton écrit en 1944 : « La perle est gâtée à mes yeux... »

Roberto Matta fonde avec Patricia Kane Matta (1923-1972) (qui deviendra la femme de Pierre Matisse) la revue Instead qui comprend sept numéros. Instead paraît de janvier à novembre 1948 avec une contribution de Stephane Hessel.

En octobre 1948, il est exclu du groupe surréaliste. Breton le soupçonne d'une liaison avec la femme du peintre Arshile Gorky, cause de son suicide. Matta retourne alors au Chili. Il publie un texte insistant sur le « rôle de l'artiste révolutionnaire, qui doit redécouvrir de nouvelles relations affectives entre les hommes. » Ensuite, il revient en Europe et s'installe en Italie, d'abord à Ischia (où il se lie d'amitié avec Leonardo Cremonini) puis à Panarea (où la femme de Leonardo Cremonini, Giovanna Madonia fait acheter à Malitte Matta une maison), sa complicité avec Leonardo Cremonini durera jusqu'à son décès.


Matta 3Matta est très à l'aise dans les très grands formats ; ses toiles font souvent plusieurs mètres de long, voire 10 mètres et parfois davantage. En 1968, il réalise des environnements en couvrant les murs et les plafonds du musée d'Art moderne de la Ville de Paris avec ses toiles. La même année, en janvier, Matta participe au premier congrès culturel de La Havane, à Cuba. En France, il prend une part active aux événements de mai.

Après le coup d'État du général Pinochet au Chili du 11 septembre 1973, il coupe tout lien avec son pays natal :
« C'est cet exil qui a déterminé toute ma vie, entre deux cultures. Mon travail est un travail de séparation. [...] De l'exil, je suis passé à l'"Ex-il", quelque part entre le connu et l'inconnu, entre la réalité et l'imaginaire. Là où commence la poésie. »

Roberto Matta

12 décembre 2015

Gustave Moreau

Gustave Moreau, né le 6 avril 1826 à Paris, et mort dans la même ville le 18 avril 1898, est un peintre, graveur, dessinateur et sculpteur français. Gustave Moreau est inhumé à Paris au cimetière de Montmartre

Il est l'un des principaux représentants en peinture du courant symboliste, imprégné de mysticisme.

Moreau Gustave

De santé fragile, le jeune Gustave dessine depuis l'âge de 6 ans, encouragé par son père qui lui inculque une culture classique. En 1841, il effectue un premier voyage en Italie avec sa mère, sa tante et son oncle, un carnet de dessins réalisé à cette occasion étant conservé au musée Gustave-Moreau4, puis en 1844, il devient élève dans l'atelier privé du peintre néoclassique François-Édouard Picot ; grâce à ses enseignements, il intègre l'École nationale supérieure des beaux-arts en 1846. Il échoue par deux fois au prix de Rome, si bien qu'il quitte cette institution en 1849. Copiste au musée du Louvre en 1850, il se lie d'amitié avec Théodore Chasséria. Il débute sa carrière en exposant au Salon en 1852 où il exposera jusqu'en 1880. Après une formation académique dont il retient le goût du dessin, ses parents lui achètent une maison-atelier (devenue le musée Gustave-Moreau) au cœur de la Nouvelle Athènes où toute la famille Moreau s'installe

catDe 1857 à 1859, il effectue un deuxième voyage en Italie où il passe des mois à copier les œuvres du Titien, de Léonard de Vinci et les fresques de Michel-Ange de la chapelle Sixtine. Il emprunte beaucoup aux maîtres de la Renaissance et intègre également des motifs exotiques et orientaux dans ses compositions picturales. C'est à l'occasion de ce voyage qu'il se lie d'amitié avec Edgar Degas. De retour à Paris en septembre 1859, il rencontre Alexandrine Dureux. À la fin de sa vie, il fera brûler toute la correspondance échangée avec elle, seule femme qu'il ait jamais aimée. Alexandrine mourra en 1890. Ils n'ont toutefois jamais été mariés.
En 1862, Gustave Moreau reçoit la commande d'un chemin de croix par l'intermédiaire d'un de ses amis, le peintre Eugène Fromentin ; il l'exécute de juin 1862 à février 1863 dans le plus parfait anonymat. Les toiles ont été très rapidement exécutées. On les a longtemps attribuées à l'un de ses élèves. En 1864, il accède à la notoriété lorsqu'il expose au Salon sa toile Œdipe et le Sphinx, qui est achetée 8 000 F par le prince Jérôme Napoléon.

Il reçoit les insignes de chevalier de la Légion d'honneur le 4 août 1875, puis est promu officier du même ordre en 1883.

Six toiles et cinq aquarelles de l'artiste sont présentées à l'Exposition universelle de 1878. En 1879, il se lance dans l'illustration des Fables de La Fontaine : une partie de ces soixante quatre aquarelles est exposée en 1881 à la galerie Durand-Ruel, et l'ensemble, en 1886, dans la galerie Goupil grâce à Théo Van Gogh. C'est la seule exposition personnelle de Gustave Moreau de son vivant.
Élu à l'Académie des beaux-arts en 1888, Gustave Moreau est nommé professeur en 1892 à l'École des beaux-arts de Paris où il succède à son ami Jules-Élie Delaunay. Parmi ses élèves, on compte Adolphe Beaufrère, Auguste Brouet, Henri Matisse, Raoul du Gardier, Albert Marquet, Léon Lehmann, Georges Rouault, Léon Printemps, Louis Valtat, Henri Manguin et Charles Camoin … pas moins !
o_catÀ partir de 1895, il fait transformer en musée la maison familiale du 14 rue de La Rochefoucauld. Il lègue cette maison et tout ce qu'elle contient à l'État à sa mort en 1898, et le musée national Gustave-Moreau ouvre ses portes en 1903.

Une quinzaine de statuettes en cire a été découverte après sa mort à son domicile, constituant son seul apport à la sculpture. Elles ont fait l'objet d'une exposition au musée Gustave-Moreau en 2010
Dans son testament rédigé le 10 septembre 189716 Moreau lègue à l'État français son atelier, situé dans un hôtel particulier du 14 rue de La Rochefoucauld (9e arrondissement de Paris), contenant près de huit cent cinquante peintures ou cartons, trois cent cinquante aquarelles, plus de treize mille dessins et calques, et quinze sculptures en cire17. L'atelier, transformé en musée fut officiellement ouvert au public le 13 janvier 1903.

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En 1912, André Breton visite ce musée et en ressort profondément bouleversé par les œuvres du peintre :

« La découverte du musée Gustave Moreau, quand j’avais seize ans, a conditionné pour toujours ma façon d’aimer. La beauté, l’amour, c’est là que j’en ai eu la révélation à travers quelques visages, quelques poses de femmes. Le “type” de ces femmes m’a probablement caché tous les autres : ç’a été l’envoûtement complet. Les mythes, ici réattisés comme nulle part ailleurs ont dû jouer. Cette femme qui, presque sans changer d’aspect, est tour à tour Salomé, Hélène, Dalila, la Chimère, Sémélé, s’impose comme leur incarnation indistincte. Elle tire d’eux son prestige et fixe ainsi ses traits dans l’éternel. […] Ce musée, rien pour moi ne procède plus à la fois du temple tel qu’il devrait être et du,“mauvais lieu” tel… qu’il pourrait être aussi. J’ai toujours rêvé d’y entrer la nuit par effraction, avec une lanterne. Surprendre ainsi la Fée au griffon dans l’ombre, capter les intersignes qui volettent des Prétendants à l’Apparition, à mi-distance de l’œil extérieur et de l’œil intérieur porté à l’incandescence. »

Le musée gustave moreau

1 décembre 2015

André Blondel

BlonderAleksander (Sasza) Blonder, dit André Blondel, né à Tchortkiv (Pologne, aujourd’hui en Ukraine occidentale) le 3 mai 1909 - mort le 14 juin 1949 à Paris, est un peintre juif polonais de l'École de Paris.


En 1936, il s'installe à Varsovie, où il expose en 1937 au Salon Koterby.

Il y obtient une bourse et repart pour Paris où il vivra deux ans dans un atelier dans la cité Falguière dans le XVe arrondissement.

À la même époque il fréquente assidument les peintres de l’École de Paris : Chaïm Soutine, Pinchus Kremegne, Isaac Dobrinsky, Ludwig Klimek...

Il participe à l'Exposition universelle de Paris en 1937.


Blondel 2136870451Quand la Seconde Guerre mondiale éclate en 1939, il est naturellement incorporé dans l’Armée polonaise de France. Il sera démobilisé en juin 1940 à Toulouse.
Il se marie avec Louise Bonfils et change la dernière lettre de son nom, à cause de la politique antisémite du Régime de Vichy afin de ne pas être identifié comme Juif : il devient alors André Blondel.
A Carcassonne en 1943, il déploie une intense activité créatrice, côtoie artistes, François Desnoyer avec lequel il peint sur le port de Sète, et intellectuels, ainsi il peint trois portraits du poète Joë Bousquet.
Il est membre du Salon des indépendants, sociétaire du Salon d'automne et expose, seul ou en groupe à Toulouse, Perpignan, Béziers, Sète, Montpellier, Carcassonne.

L'été 1948, il s’installe avec sa famille à Sceaux puis à Paris. Moins d'un an plus tard, il meurt accidentellement le 14 juin 1949 à Paris.

( Source Wkikipédia )

 

 

28 décembre 2015

Le Douanier Rousseau

Rousseau

Henri Rousseau (Henri Julien Félix Rousseau) dit Le Douanier Rousseau (né le 21 mai 1844 à Laval dans sa maison familiale et mort le 2 septembre 1910 à Paris, est un peintre français. Il est considéré comme un représentant majeur de l'art naïf.

Issu d'une famille modeste, il étudie le droit avant de partir à Paris, où il travaille dans un octroi. Cette position lui vaut son surnom de « douanier ». Il s'engage dans l'armée peu après pour éviter les poursuites consécutives à un vol chez son employeur. Il est libéré en 1868 à la suite du décès de son père et rejoint alors Paris.
Il épouse en 1869 Clémence Boitard avec qui il aura sept enfants, dont un seul parviendra à l'âge adulte.


Rousseau 1Il apprend lui-même la peinture et produit un grand nombre de toiles, qui représentent souvent des paysages de jungle. Il n'a pourtant jamais quitté la France. Son inspiration provient surtout de livres illustrés, des jardins botaniques et de rencontres avec des soldats qui avaient participé à l'intervention française au Mexique.

Ses toiles montrent une technique élaborée, mais leur aspect enfantin a valu beaucoup de moqueries à Henri Rousseau. Habitué du Salon des indépendants, il commence à recevoir des critiques positives à partir de 1891, et rencontre quelques autres artistes comme Robert Delaunay, Paul Signac, Guillaume Apollinaire, Jean-Léon Gérôme, Alexandre Cabanel, Edgar Degas, William Bouguereau, Paul Gauguin, Alfred Jarry qu'il hébergera, Toulouse-Lautrec et Pablo Picasso. Son travail est aujourd'hui considéré comme crucial pour l'art naïf et il a influencé de nombreux artistes, notamment des surréalistes.

Paul Eluard a dit de lui « Ce qu’il voyait n’était qu’amour et nous fera toujours des yeux émerveillés »

Sa notoriété s'accroît avec les années et il continue de participer chaque année au Salon des Indépendants. En 1891, il y montre son premier « tableau de jungle », Surpris !, représentant la progression d'un tigre dans une brousse luxuriante. Cette œuvre est particulièrement appréciée par le peintre Félix Vallotton, parlant à son propos d'« Alpha et d'Oméga de la peinture ».

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Sa femme meurt en 1888 et sa situation financière devient difficile. Il héberge un temps l'écrivain Alfred Jarry et il prend sa retraite de l'octroi en 1893 pour se consacrer à la peinture, ce qui ne lui apporte pas suffisamment de revenus pour vivre. Il donne alors des cours de violon et écrit plusieurs pièces de théâtre.

Il se remarie en 1899 avec une veuve, Joséphine-Rosalie Nourry, qui mourra en 1903.

Petit à petit, il se fait reconnaître et estimer par les peintres avant-gardistes tels qu'André Derain ou Henri Matisse.

Il possède un atelier au n° 2 bis de la rue Perrel, dans le 14e arrondissement de Paris.

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Le 2 septembre 1910, il meurt de la gangrène à l’hôpital Necker à Paris, qui d'ailleurs l'enregistra comme " alcoolique'. Ses amis étant absents, sept personnes suivirent son cercueil jusqu'au cimetière de Bagneux où — sans le sou — il fut inhumé dans une fosse commune, l'année suivante quelques intimes se cotisèrent pour faire déposer sa dépouille dans une concession trentenaire. Le 12 octobre 1947 ses restes furent transférés dans le jardin de la Perrine à Laval, sa ville natale où il repose toujours ; sur sa tombe, un médaillon en bronze de Brancusi et une longue épitaphe d'Apollinaire.

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En 2007 Gabrielle BELLE fait travailler les enfants de l'école de Saint Agrève ( Ardèche ) sur le thème Rousseau ... 

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26 décembre 2015

Van Dongen

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Kees Van Dongende son vrai nom Cornelis Théodorus Marie van Dongen, est un peintre français d'origine néerlandaise, de sensibilité libertaire dans sa jeunesse, né le 26 janvier 1877 à Delfshaven, dans la banlieue de Rotterdam et mort, à l'âge de 91 ans, le 28 mai 1968 à Monaco.

En 1892, à l’âge de 16 ans, Kees van Dongen commence des études en peinture à l’Académie royale des beaux-arts de Rotterdam. De 1892 à 1897, il fréquente le Quartier Rouge portuaire. Durant cette période, van Dongen peint des scènes de matelots et de prostituées.

D'inspiration anarchiste, il illustre en 1895 avec Jan Krulder l’édition hollandaise de l'ouvrage de Pierre Kropotkine intitulé L’Anarchie.

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En 1897, il demeure à Paris pour plusieurs mois1. Il y retourne en décembre 1899 pour rejoindre Augusta Preitinger (Guus), qu’il avait rencontrée à l’Académie. Ils se marient le 11 juillet 1901.

À Paris, il rencontre Félix Fénéon, par lequel il se voit confier en 1901 un numéro de L'Assiette au beurre, Petite histoire pour petits et grands nenfants.

En 1904, il expose au salon des indépendants et rencontre Maurice de Vlaminck et Henri Matisse. Bientôt, il commence à exposer ses œuvres à Paris, notamment l’exposition controversée de 1905 du Salon d'automne, où exposait également, entre autres, Henri Matisse. Les couleurs vives de leurs œuvres seront à l’origine du nom de ce groupe de peintres : les Fauves.

von Dongen et Brigitte Bardot (1954)

Après la Première Guerre mondiale, il s'installe près du bois de Boulogne et fréquente les milieux privilégiés. Il a vécu notamment dans le palais de marbre rose du Vésinet, appartenant à la marquise Luisa Casati. (source : "Les émeraudes du prophète" de Juliette Benzoni)

Il est décoré de la Légion d'honneur en 1922. Mais ce n'est qu'en 1929 qu'il obtient la nationalité française.

Il a aussi été brièvement membre du mouvement expressionniste allemand Die Brücke.

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En octobre 1941, en compagnie d'autres peintres et de sculpteurs tels que Charles Despiau, Paul Belmondo, Derain, Dunoyer de Ségonzac, ou encore Vlaminck, Van Dongen participa à un voyage d’études en Allemagne organisé par Arno Breker. Bien que la contrepartie de ce déplacement un peu "forcé" par le gouvernement allemand devait être la libération d'artistes français alors prisonniers de guerre, ce voyage dans l'Allemagne nazie leur fut à tous sévèrement reproché.

Kees van Dongen est le frère du sculpteur Jean van Dongen.

 

 

 

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il faudra qu'on dise de moi, celui-là n'a jamais appartenu à aucune école, à aucune église, à aucune institution, à aucune académie, surtout à aucun régime, si ce n'est le régime de la liberté
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