13 janvier 2018

François Rabelais


Rabelais

Rabelaiss

Inscription mise sur la grande porte de Theleme

Cy n’entrez pas Hypocrites, bigotz,
Vieulx matagotz, marmiteux boursouflez.
Tordcoulx badaux plus que n’estoient les Gotz.
Ny Ostrogotz, precurseurs des magotz,
Haires, cagotz, caffars empantouflez.
Gueux mitouflez, frapars escorniflez
Befflez, enflez, fagoteurs de tabus
Tirez ailleurs pour vendre vo’abus.
Vous abus meschans

Rempliroient mes champs
De meschanceté
Et par faulseté
Troubleroit mes chants
Vous abus meschans.

Cy n’entrez pas maschefains practiciens
Clers bazauchiens mangeurs du populaire.
Officiaulx, scribes, & pharisiens
Iuges, anciens, que les bons parroiciens
Ainsi que chiens mettez au capulaire.
Vostre salaire est au patibulaire,
Allez y braire : icy n’est faict excès,
Dont en vo’cours on deust mouvoir procès,
Procès & debaz
Peu sont cy desbatz
Où l’on vient s’esbatre.
À vous pour debastre
Soient en plein cabatz
Procès & debatz.

Cy n’entrez pas vo’usuriers chichars,
Brissaulx, leschars, qui tousiours amassez.
Grippeminaulx, avalleurs de frimars,
Courbez, camars, qui en vo’coquemars
De mille marcs ià n’auriez asseze.
Poinct eguassez n’estes quand cabassez
Et entassez poiltrons à chicheface.
La male mort en ce pas vous deface,
Face non humaine
De telz gens qu’on maine
Braire ailleurs : ceans
Ne seroit seans.
Vuidez ce dommaine
Face non humaine.

Cy n’entrez pas vo’rassotez mastins
Soirs ny matins, vieulx chagrins & ialous.
Ny vo’aussy seditieux mutins
Larves, lutins, de dangiers palatins,
Grecz ou Latins : plus à craindre que Loups
Ny vous gualous verollez iusques à l’ous
Portez vo’loups ailleurs paistre en bonheur
Honneur, los, deduict
Par ioieux acords.
Tous sont sains au corps,
Par ce bien leur duict
Honneur, los, deduict.

Cy entrez vous, & bien soyez venuz
Et parvenuz tous nobles chevaliers,
Cy est le lieu ou sont les revenuz
Bien advenuz : affin que entretenuz
Grands & menuz tous soiez à milliers,
Mes familiers serez & peculiers
Frisques gualliers, ioyeux, plaisans mignons.
En general tous gantilz compaignons,
Compaignons gentilz
Serains & subtilz
Hors de vilité,
De civilité
Cy sont les houstilz
Compaignons gentilz.

Cy entrez vous qui le sainct evangile
En sens agile annoncez, quoy qu’on gronde.
Ceans aurez un refuge & bastille
Contre l’hostile erreur, qui tant postille
Par son faulx stile empoizonner le monde.
Entrez qu’on fonde icy la foy profonde.
Puis qu’on confonde & par voix, & par rolle
Les ennemys de la saincte parolle,
La parolle saincte
Ià ne soit extaincte
En ce lieu tressainct
Chascun en soyt ceinct,
Chascune ayt enceincte
La parolle saincte.

Cy entrez vo’dames de hault paraige
En franc couraige. Entrez en bon heur,
Fleurs de beaulté à celeste visaige,
À droict corsaige, & maintien prude et saige,
En ce passaige est le seiour d’honneur.
Le hault seigneur, qui du lieu fut donneur
Et guerdonneur, pou vo’l’a ordonné,
Et pour frayer à tout prou ordonné,
Ordonné par don
Ordonne pardon
À cil qui le donne.
Et tresbien guerdonne
Tout mortel preu d’hom
Ordonné par don.

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06 juin 2017

La foire aux cancres

la-foire-aux-cancres

En rangeant mes livres, je suis tombé sur "La foire aux cancres" de Jean-Charles, une édition de 1962, les personnes âgées, comme mézigue, se souviendront ... allez, un extrait :


Montaigne est l'inventeur du rugby, il a écrit Les essais …
Du Bellay est l'auteur du fameux poème "Heureux qui communiste a fait un beau voyage"
Lamartine est l'auteur du vers célèbre " Oh lac suspends ton vol "
Lamartine n'a rien compris à Molière, mais Molière, lui, avait compris Lamartine.
Musset a beaucoup souffert, heureusement il put se soulager dans la nature.
Victor Hugo est notre plus grand poète hippique
Voltaire avait transformé son château de Fernay en maison de rendez-vous. De quarante rustres il fit deux mille personnes utiles à la société.
Boileau a dit que pour être satyre, il fallait avoir la vocation


et une qui me tient à coeur :


Perrault a écrit de nombreux contes. Le chat botté est l'histoire d'un chat qui appartenait au marquis de Cuevas


j'le savais même pas ! ...


... à suivre ...

 

 

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26 août 2016

Une sœur, deux frères

Une sœur, deux frères

 

Deux demi-frères égalent un frère

Expression mathématique

Expression catégorique

Expression angélique

Expression tautologique

Deux demi-frères égalent deux frères

Expression maïeutique

Expression amphigourique

Expression axiomatique

Expression tragi-comique

Une soeur, deux frères

Expression énigmatique

Expression elliptique

Expression métaphorique

Expression allégorique

Une soeur, deux frères

Evidence anatomique

Evidence biologique

Evidence généalogique

Evidence génétique

Une soeur, deux demi-frères

Effet psychotique

Effet schismatique

Effet névrotique

Effet traumatique

Une soeur, deux frères

Réveil palingénésique

Réveil euphorique

Réveil extatique

Réveil magique

Une soeur, deux frères

Poème erratique

Poème romantique

Poème mélancolique

Poème nostalgique

 

 

ppcaillou

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27 juillet 2016

Rime en er ... comme colère ...

3-rel

Pater noster

Notre Père qui êtes aux cieux 
Restez-y 
Et nous nous resterons sur la terre 
Qui est quelquefois si jolie 
Avec ses mystères de New York 
Et puis ses mystères de Paris 
Qui valent bien celui de la Trinité 
Avec son petit canal de l'Ourcq 
Sa grande muraille de Chine 
Sa rivière de Morlaix 
Ses bêtises de Cambrai 
Avec son Océan Pacifique 
Et ses deux bassins aux Tuilleries 
Avec ses bons enfants et ses mauvais sujets 
Avec toutes les merveilles du monde 
Qui sont là 
Simplement sur la terre 
Offertes à tout le monde 
Éparpillées 
Émerveillées elles-même d'être de telles merveilles 
Et qui n'osent se l'avouer 
Comme une jolie fille nue qui n'ose se montrer 
Avec les épouvantables malheurs du monde 
Qui sont légion 
Avec leurs légionnaires 
Aves leur tortionnaires 
Avec les maîtres de ce monde 
Les maîtres avec leurs prêtres leurs traîtres et leurs reîtres 
Avec les saisons 
Avec les années 
Avec les jolies filles et avec les vieux cons 
Avec la paille de la misère pourrissant dans l'acier des canons.

( Jacques Prévert )

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26 juillet 2016

Poésons poésons !

Rousseau Le rêve

Inscription pour le tombeau du peintre

Henri Rousseau douanier


    Gentil Rousseau tu nous entends
    Nous te saluons
    Delaunay sa femme Monsieur Queval et moi
    Laisse passer nos bagages en franchise à la porte du ciel
    Nous t'apporterons des pinceaux des couleurs des toiles
    Afin que tes loisirs sacrés dans la lumière réelle
    Tu les consacres à peindre comme tu tiras mon portrait
    La face des étoiles

    Tu te souviens, Rousseau, du paysage astèque,
    Des forêts où poussaient la mangue et l'ananas,
    Des singes répandant tout le sang des pastèques
    Et du blond empereur qu'on fusilla là-bas.

    Les tableaux que tu peins, tu les vis au Mexique,
    Un soleil rouge ornait le front des bananiers,
    Et valeureux soldat, tu troquas ta tunique,
    Contre le dolman bleu des braves douaniers.

    Le malheur s'acharna sur ta progéniture
    Tu perdis tes enfants et tes femmes aussi
    Et te remarias avecque la peinture
    Pour faire tes tableaux, enfants de ton esprit.

    Nous sommes réunis pour célébrer ta gloire,
    Ces vins qu'en ton honneur nous verse Picasso,
    Buvons-les donc, puisque c'est l'heure de les boire
    En criant tous en chœur : " Vive ! vive Rousseau ! "

    Ô peintre glorieux de l'alme République
    Ton nom est le drapeau des fiers Indépendants
    Et dans le marbre blanc, issu du Pentélique,
    On sculptera ta face, orgueil de notre temps.

    Or sus ! que l'on se lève et qu'on choque les verres
    Et que renaisse ici la française gaîté ;
    Arrière noirs soucis, fuyez ô fronts sévères,
    Je bois à mon Rousseau, je bois à sa santé !

    Guillaume Apollinaire

 

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18 mars 2016

Gaston Couté

Coute_lebedeff

LE GAS QU'A MAL TOURNE

Dans les temps qu'j'allais à l'école,
- Oùsqu'on m'vouèyait jamés bieaucoup, -
Je n'voulais pâs en fout'e un coup ;
J'm'en sauvais fér' des caberioles,
Dénicher les nids des bissons,
Sublailler, en becquant des mûres
Qui m'barbouillin tout'la figure,
Au yeu d'aller apprend' mes l'çons ;
C'qui fait qu'un jour qu'j'étais en classe,
(Tombait d' l'ieau, j'pouvions pâs m'prom'ner !)
L'mét'e i'm'dit, en s'levant d' sa place :
"Toué !... t'en vienras à mal tourner !"

Il avait ben raison nout' mét'e,
C't'houmm'-là, i'd'vait m'counnét' par coeur !
J'ai trop voulu fére à ma tête
Et ça m'a point porté bounheur ;
J'ai trop aimé voulouér ét' lib'e
Coumm' du temps qu' j'étais écoyier ;
J'ai pâs pu t'ni' en équilib'e
Dans eun'plac', dans un atéyier,
Dans un burieau... ben qu'on n'y foute
Pâs grand chous' de tout' la journée...
J'ai enfilé la mauvais' route!
Moué ! j'sés un gâs qu'a mal tourné !

A c'tt' heur', tous mes copains d'école,
Les ceuss' qu'appernin l'A B C
Et qu'écoutin les bounn's paroles,
l's sont casés, et ben casés !
Gn'en a qui sont clercs de notaire,
D'aut's qui sont commis épiciers,
D'aut's qu'a les protections du maire
Pour avouèr un post' d'empléyé...
Ça s'léss' viv' coumm' moutons en plaine,
Ça sait compter, pas raisounner !
J'pense queuqu'foués... et ça m'fait d'la peine
Moué ! j'sés un gâs qu'a mal tourné !

Et pus tard, quand qu'i's s'ront en âge,
Leu' barbe v'nu, leu' temps fini,
l's vouéront à s'mett'e en ménage ;
l's s'appont'ront un bon p'tit nid
Oùsque vienra nicher l' ben-êt'e
Avec eun' femm'... devant la Loué !
Ça douét êt' bon d'la femme hounnête :
Gn'a qu'les putains qui veul'nt ben d'moué.
Et ça s'comprend, moué, j'ai pas d'rentes,
Parsounn' n'a eun' dot à m'dounner,
J'ai pas un méquier dont qu'on s'vante...
Moué ! j'sés un gâs qu'a mal tourné !

l's s'ront ben vus par tout l'village,
Pasqu'i's gangn'ront pas mal d'argent
A fér des p'tits tripatrouillages
Au préjudic' des pauv'ers gens
Ou ben à licher les darrières
Des grouss'es légum's, des hauts placés.
Et quand, qu'à la fin d'leu carrière,
l's vouérront qu'i's ont ben assez
Volé, liché pour pus ren n'fére,
Tous les lichés, tous les ruinés
Diront qu'i's ont fait leu's affères...
Moué ! j's'rai un gâs qu'a mal tourné !

C'est égal ! Si jamés je r'tourne
Un joure r'prend' l'air du pat'lin
Ousqu'à mon sujet les langu's tournent
Qu'ça en est comm' des rou's d'moulin,
Eh ben ! I' faura que j'leu dise
Aux gâs r'tirés ou établis
Qu'a pataugé dans la bêtise,
La bassesse et la crapulerie
Coumm' des vrais cochons qui pataugent,
Faurâ qu' j'leu' dis' qu' j'ai pas mis l'nez
Dans la pâté' sal' de leu-z-auge...
Et qu'c'est pour ça qu'j'ai mal tourné !...

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02 novembre 2015

Dictée

Intello 99

Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère. De ce mariage, est né un fils aux yeux pers. Monsieur est le père, Madame est la mère. Les deux font la paire. Le père, quoique père, est resté Lamère, mais la mère, avant d'être Lamère était Lepère. Le père est donc le père sans être Lepère, puisqu'il est Lamère et la mère est Lamère, bien que née Lepère. Aucun des deux n'est maire. N'étant ni le maire ni la mère, le père ne commet donc pas d'impair en signant Lamère. Le fils aux yeux pers de Lepère deviendra maire. Il sera le maire Lamère, aux yeux pers, fils de Monsieur Lamère, son père, et de Mademoiselle Lepère, sa mère.
La mère du maire meurt et Lamère, père du maire, la perd. Aux obsèques, le père de la mère du maire, le grand-père Lepère, vient du bord de mer et marche de pair avec le maire Lamère, son petit-fils.
Les amis du maire, venus pour la mère, cherchent les Lamère, ne trouvent que le maire et Lepère, père de la mère du maire, venu de la mer, et chacun s'y perd.

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20 juin 2015

Rimures de rupture

l scie iPhone, télé et voiture en deux après une rupture et les vend ... 

déjà il y a quelques temps, un homme avait découpé à la tronçonneuse les meubles de sa maison ayant amené ces quelques rimures à maintes césures ... 

 

Comme elle est très intéressée, c'est sûr

Elle va demander la moitié de la sciure,

Et les résidus de vermoulure...

Toutes les chiures,

Quelle aventure !...

Ennnfin, si ça la rassure...

Remarque, elle va se rappeler de la mésaventure,

Ca va changer l'infrastructure

Et l'allure

De la masure.

La poussière doit couvrir les dorures

Les enluminures,

Elle doit en faire, une hure,

La créature,

J' espère qu'au milieu il n'y a pas d' progéniture,

L' essentiel est qu'il n'y ait pas de blessure

Ah, il ne fait pas dans la littérature,

Il donne dans la démesure,

Arthur

Pas dans la fioriture,

Pas dans la miniature,

Chez lui pas de demi-mesure,

Quoique, c'est sans bavure,

Il aurait mieux fait de lui filer du cyanure

Et, lui, prendre une biture.

Ne le traitez pas d'enflure,

Faut savoir qu'elle lui filait du bromure

Et qu'il faisait ceinture,

Qu'il n'a pas souvent contemplé sa cambrure

Encore moins massé ses courbatures,

Pas souvent promené dans l'échancrure

De son corsage, ses doigts, j'vous jure,

Même au sortir de la manucure,

Pas plus caressé sa chevelure

Surtout pas démêlé ses frisures

Même pas vérifié l'émail de sa denture

Pour un peu il enfilait la robe de bure,

Quelle injure !...

C'est dur !

Mais elle n'a pas le sens de l'humour, la roulure,

Il est bon pour quelques rancards avec la magistrature,

Qu'il s'apprête à payer quelques factures

A sortir les biftons, les coupures

Pour réparer les éraflures

Les brisures,

Les cannelures,

Les dentelures,

Les découpures,

Les craquelures,

Les égratignures...

On va pt'être même lui offrir une petite villégiature,

Aux baumettes, ou à l'asile, faire une cure

Pas la peine qu'il pose sa candidature,

Surtout s'il a aussi découpé la voiture...

Tu parles d'une sinécure ...

Bon allez, à la revoyure !...

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14 mars 2015

Attention Manouche

Attends Manouche
Elle sort de la douche,
Attends Manouche
Elle retouche
Sur la joue, sa mouche,
Quitte ses babouches
Et se couche
C'est louche !
Attention Manouche
Pas d'escarmouche
Attention Manouche
A ce qui sort de la bouche
Des saintes Nitouche
Peu farouches …

"Minor Swing" Romane - Stochelo Rosenberg - Richard Galliano - Christophe Cravéro

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18 février 2015

Tronçonnure ...

tronçonneuse

Un homme a découpé à la tronçonneuse les meubles de sa maison, prenant au mot son épouse, qui lui demandait un partage de leurs biens, alors que le couple était en instance de divorce, a indiqué mardi la gendarmerie.

Comme elle semble très intéressée, c'est sûr

Elle va demander la moitié de la sciure,

Et les résidus de vermoulure...

Toutes les chiures,

Quelle aventure !...

Enfin, si ça la rassure...

Remarque, elle va se rappeler de la mésaventure,

Ca va changer l'infrastructure

Et l'allure

De la masure.

La poussière doit couvrir les dorures

Les enluminures,

Elle doit en faire, une hure,

La créature,

J' espère qu'au milieu il n'y a pas d' progéniture,

L' essentiel est qu'il n'y ait pas de blessure

Ah, il ne fait pas dans la littérature,

Il donne dans la démesure,

Arthur

Pas dans la fioriture,

Pas dans la miniature,

Chez lui pas de demi-mesure,

Quoique, c'est sans bavure,

Il aurait mieux fait de lui filer du cyanure

Et, lui, de prendre une biture.

Ne le traitez pas d'enflure,

Faut savoir qu'elle lui filait du bromure

Et qu'il faisait ceinture,

Qu'il n'a pas souvent contemplé sa cambrure

Encore moins massé ses courbatures,

Pas souvent promené dans l'échancrure

De son corsage, ses doigts, j'vous jure,

Même au sortir de la manucure,

Pas plus caressé sa chevelure

Surtout pas démêlé ses frisures

Même pas vérifié l'émail de sa denture

Pour un peu il enfilait la robe de bure,

Quelle injure !...

C'est dur !

Mais comme elle n'a pas le sens de l'humour, la roulure,

Il est bon pour quelques rancards avec la magistrature,

Qu'il s'apprête à payer quelques factures

A sortir les biftons, les coupures

Pour réparer les éraflures

Les brisures,

Les cannelures,

Les dentelures,

Les découpures,

Les craquelures,

Les égratignures...

On va pt'être même lui offrir une petite villégiature,

Aux baumettes, ou à l'asile, faire une cure

Pas la peine qu'il pose sa candidature,

Surtout s'il a aussi découpé la voiture...

Tu parles d'une sinécure ...

Bon allez, à la revoyure !...

 

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