01 avril 2016

Pierre Aleschinsky


alechinsky 5Pierre Alechinsky, né le 19 octobre 1927 à Schaerbeek (Bruxelles), est un peintre et graveur, qui réunit dans son œuvre expressionnisme et surréalisme. Il est le père du poète Ivan Alechine et du sculpteur Nicolas Alquin.

Le père de Pierre Alechinsky est un juif russe et sa mère est wallonne. Tous deux sont médecins. Dans les années 1930, Alechinsky étudie à l'école Decroly à Bruxelles, il est un étudiant modéré. On oblige l’enfant gaucher à écrire de la main droite. La gauche, sa meilleure main, les éducateurs la lui laisseront pour les travaux « de moindre importance » : le dessin...

De 1944 à 1948, il étudie l'illustration du livre, la typographie, les techniques de l'imprimerie et la photographie à l'École nationale supérieure d'Architecture et des Arts visuels de La Cambre à Bruxelles. C'est pendant cette période qu'il découvre l'œuvre d'Henri Michaux, de Jean Dubuffet et des surréalistes. Il rencontre et se lie d'amitié avec le critique d'art Jacques Putman, qui consacrera de nombreux écrits à son œuvre. Il commence à peindre en 1947 et fait alors partie du groupe Jeune Peinture belge, qui réunit notamment Louis Van Lint, Jan Cox, et Marc Mendelson.

Pierre Alechinsky devient très rapidement l'un des acteurs majeurs du monde artistique belge de l'après-guerre. Il fonde avec Olivier Strebelle et Michel Olyff dans une maison communautaire, les Ateliers du Marais. Après sa rencontre avec le poète Christian Dotremont, l'un des fondateurs du groupe CoBrA (mouvement créé en 1948, regroupant des artistes issus de Copenhague, Bruxelles et Amsterdam, qui préconise un retour à un art plus provocant, agressif et audacieux), il adhère en 1949 à ce mouvement d'avant-garde artistique, rejoignant Karel Appel, Constant, Jan Nieuwenhuys et Asger Jorn. Il participe aussitôt à la « Première exposition internationale de CoBrA » au Stedelijk Museum.

alechinsky 2

Pendant la brève existence du groupe, il s'y implique très fortement, organisant des expositions, comme la « Deuxième exposition internationale d'art expérimental CoBrA » au palais des beaux-arts de Bruxelles (1951), et contribuant à la réalisation de la revue « CoBrA ». Le rôle capital que joue pour lui le mouvement CoBrA tient autant aux personnes qu'aux idées défendues : spontanéité sans frein dans l'art, d'où rejet de l'abstraction pure et du « réalisme socialiste », refus de la spécialisation. Après la dissolution du groupe CoBrA, dont il perpétuera l'esprit (« CoBrA, c'est mon école », a-t-il pu dire), Pierre Alechinsky s'installe à Paris, où il va côtoyer les surréalistes. Il va compléter sa formation de graveur et s'initier à de nouvelles techniques à l'Atelier 17, dirigé par Stanley Hayter. C'est l'époque, à partir de 1952, où il se lie d'amitié avec Alberto Giacometti, Bram van Velde, Victor Brauner et où il commence une correspondance régulière avec le calligraphe japonais Shiryu Morita de Kyōto.

En 1954, il fait la connaissance du peintre chinois Walasse Ting, qui aura une grande influence dans l'évolution de son œuvre.

Alechinsky présente, cette même année, sa première exposition personnelle à la galerie Nina Dausset, à Paris. Sa première grande exposition est organisée en 1955 au Palais des beaux-arts de Bruxelles. En 1958, c'est l'Institute of Contemporary Arts de Londres qui accueille ses œuvres (Alechinsky : encres). En 1960, lors de la XXXe Biennale de Venise, il expose au Pavillon belge.

Il abandonne progressivement l'huile pour des matériaux plus rapides et plus souples comme l'encre, qui lui permet de donner libre cours à un style fluide et sensible. Fasciné par la calligraphie orientale, dont la spontanéité l'attire, il effectue plusieurs voyages en Extrême-Orient et tourne en 1955 à Kyōto un film documentaire sur cet art traditionnel japonais (Calligraphie japonaise). Même si La nuit (Ohara Museum of art, Kurashiki - 1952) contient déjà cette inspiration de l'Extrême-Orient par la rencontre entre signe et écriture hors du champ de la couleur, le film Calligraphie japonaise, monté en 1958, témoigne de l'impact de cette découverte sur sa propre technique. Christian Dotremont en a écrit le commentaire et André Souris la musique.

Soutenu par la Galerie de France, il effectue, à partir des années 1960, de fréquents séjours à New York, où il découvre en 1965 une technique qui lui conviendra bien, la peinture acrylique, à laquelle l'initie Walasse Ting. Cette même année, il crée son œuvre la plus célèbre Central Park, avec laquelle il inaugure la peinture « à remarques marginales », inspirée de la bande dessinée2, où l'image centrale est entourée, sur les quatre côtés, d'une série de vignettes destinées à compléter le sens du tableau. L'interaction entre les deux zones est à la fois énigmatique et fascinante.

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Toujours en 1965, André Breton, un an avant sa mort, invite Pierre Alechinsky à participer à la XIe Exposition internationale du Surréalisme, « L'Écart Absolu ».

Il illustre le Traité des excitants modernes d'Honoré de Balzac en 1989. Le livre, accompagné d'une postface de Michel Butor est publié par Yves Rivière.

En 1975, le Ministère de la culture lui commande un service de table qu'il a réalisé en collaboration avec la Manufacture de Sèvres, il sera complété l'année suivante par un service à café au chiffre de Michel Guy.. Entre 2000 et 2004, il revient régulièrement dans les ateliers de la manufacture pour peindre des décors sur le service Diane, une forme de service de table issue du répertoire de Sèvres - Cité de la céramique.

En 1998 La Galerie nationale du Jeu de Paume, à Paris lui consacre une exposition. En 2004, nouvelle exposition au Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, Paris

En 1992, on lui confie la décoration de la rotonde d'accès de l'Hôtel de Lassay à l'Assemblée Nationale3.

En avril 2006, il est fait chevalier de la Légion d'honneur en France.

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En 2006, dans Trou (revue d'art) no 16, paraît le travail « Main courante » qu'il a créé spécialement pour cette revue et dont l'édition de tête contient une eau-forte intitulée Temps passé tirée sur des feuilles d'un ancien registre des douanes françaises.

De décembre 2007 à mars 2008, à l'occasion des quatre-vingts ans d'Alechinsky, les Musées royaux des beaux-arts de Belgique de Bruxelles lui rendent hommage à travers une exposition rétrospective de l'ensemble de la carrière de l'artiste et c'est à cette occasion qu'il déclara que l'Art actuel n'est qu'une question de relation.

La galerie Lelong à Paris représente et expose régulièrement l'œuvre de Pierre Alechinsky depuis 1979.

Il a fait partie des jurys chargés du jugement des œuvres et projets présentés aux Prix Godecharle.

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31 mars 2016

demain c'est vendredi !

hommepoisson

Primaire: Jean-Frédéric Poisson défend son projet de «civilisation»


Le chef des « chétiens-démocrates » a plusieurs idées dans son filet … hein ? Qu'est ce que tu savais pas ? … ah que les chrétiens démocrates » existaient, euuh moi non plus … primo des logements pour tous, il ne veut plus que des français se les caillent, je vais à la ligne …
deuzio limiter les ouies des violons à deux et pas dans le même sens, ça c'est dans ses cordes … je retourne à la ligne …
troizio ( j'dis c'que j'veux ) que le gouvernement arrête de brasser des vents et faire des moulinets avec les bras … je re-retourne à la ligne …
quatrio ( j'dis encore c'que j'veux, c'est mon blog ) que les blogueurs arrêtent d'écrire des conneries.
Perso je pense que c'est jeter le bouchon un peu loin … le mec on va le ramasser à la petite cuiller … à moins, qu'à l'heure qu'il est, ça ne soit un leurre …
Ah oui, j'allais oublier la meilleure ! … il veut refaire de la France un état chétien …
comme ça on aura un état islamique où les adeptes se font sauter... et canent … à pêche … et un état chrétien où les adeptes …. eh oui, hélas, aussi ! ...comme Félicie … encore que Félicie je ne sais pas si … Sissi oui, mais Félicie ? … quoique Fernandel la trouvit dans un coin du bois d' Boulogne et avant de constater qu'elle était bancale et couverte de poussière et de puces on ne sait ce qu'il lui fit, je me méfie … de ne pas dire n'importe quoi … tu m'connais !

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30 mars 2016

Berthe Morisot

 

Morisot 1

Berthe Marie Pauline Morisot (née le 14 janvier 1841 à Bourges - morte le 2 mars 1895 à Paris) est une peintre française, membre fondateur et doyenne du mouvement d'avant-garde que fut l'Impressionnisme.

Elle était dans le groupe impressionniste, respectée par ses camarades et admirée. À sa table, se réunissent son beau-frère Édouard Manet qui est le plus mondain, Edgar Degas, le plus ombrageux, Pierre-Auguste Renoir, le plus sociable, et Claude Monet le plus indépendant du groupe. Stéphane Mallarmé l'introduit auprès de ses amis écrivains.

Les étapes de la carrière de Berthe Morisot ne sont pas très marquées, car elle a détruit toutes ses œuvres de jeunesse. C'est à peine si l'on discerne une influence de Manet ou de Renoir vers la fin de sa vie.

Après sa mort, la galerie Durand-Ruel a organisé une rétrospective de ses peintures, aquarelles, pastels, dessins et sculptures : il y avait plus de quatre cents pièces.

Le musée Marmottan lui a consacré une grande rétrospective de mars à août 2012. C'était la première rétrospective qu'on lui accordait à Paris depuis près de cinquante ans.

Berthe Morisot était une « rebelle ». Tournant le dos très jeune à l'enseignement académique du peintre lyonnais Chocarne, elle a fondé avec Claude Monet,Auguste Renoir, Alfred Sisley, Camille Pissarro, Edgar Degas le groupe d'avant-garde les « Artistes Anonymes Associés », qui allait devenir la Société anonyme des artistes peintres, sculpteurs et graveurs regroupant des impressionnistes. Sa volonté de rupture avec les traditions, la transcendance de ses modèles, et son talent ont fait d'elle « la grande dame de la peinture » selon Anne Higonnet.



Berthe Morisot naît à Bourges où son père, Edme Tiburce Morisot, est préfet du département du Cher. Sa mère Marie-Joséphine-Cornélie Thomas est l'arrière-petite-nièce du peintre Jean Honoré Fragonard. La famille s'installe définitivement à Paris en 1852.

Morisot 2

Berthe avait deux sœurs. L'une, Yves, 1838-1893, devint plus tard Madame Théodore Gobillard, peinte par Edgar Degas sous le titre Madame Théodore Gobillard. Yves est bien le prénom de la jeune fille. Sa deuxième sœur, Edma, 1839-1921, pratiquait la peinture avec Berthe dont elle a fait le portrait en 1865. Les deux sœurs exposèrent ensemble pour la première fois au Salon en 1864, mais Edma abandonna ses pinceaux aussitôt après son mariage avec un officier de marine de Cherbourg. Les sœurs Morisot avaient aussi un frère, Tiburce, dont on ne connaît rien d'autre que la date de naissance (1848)

C'est le père qui rapporte les propos enflammés que Joseph Guichard tenait à son épouse sur le talent de ses filles :

« Avec des natures comme celle de vos filles, ce ne sont pas des petits talents d'agrément que mon enseignement leur procurera ; elles deviendront des peintres. Vous rendez-vous bien compte de ce que cela veut dire ? Dans le milieu de la grande bourgeoisie qui est le vôtre, ce sera une révolution, je dirais presque une catastrophe. Êtes-vous bien sûre de ne pas me maudire un jour ? »

C'est en effet la mère des sœurs Morisot qui leur avait offert des leçons de peinture pour faire une surprise à son mari qui, lui-même, avait étudié l'architecture et était amateur d'art. Le père venait d'être nommé à la Cour des Comptes, mais selon les souvenirs rapportés par Tiburce, le jeune frère de neuf ans, l'enseignement de Geoffroy-Alphonse Chocarne, dans le style néo-classique, ne plaisait pas du tout aux jeunes filles. Et comme l'École des beaux-arts n'était pas ouverte aux femmes, Madame Morisot trouva un autre professeur, Joseph Guichard, dont Edma et Berthe apprécièrent beaucoup l'enseignement.

Cependant, après avoir rencontré les copistes au Louvre, notamment Fantin-Latour qui s'enthousiasmait pour Horace Lecoq de Boisbaudran et ses méthodes originales, Edma et Berthe demandèrent à Guichard des leçons de peinture en plein air. Guichard les confia au paysagiste Achille Oudinot, qui les confia à son tour à son ami Jean-Baptiste Camille Corot.

La famille Morisot loua une maison à Ville-d'Avray, pendant l'été, pour que les jeunes filles puissent peindre auprès de Corot, qui devint bientôt un familier de leur domicile parisien rue Franklin. Comme il était opposé à toute forme d'enseignement traditionnel, on ne sait pas si Corot donna souvent des leçons aux jeunes filles, et dans quel lieu1. On remarque néanmoins que Berthe tient de lui sa palette claire et son goût pour les traces apparentes de pinceaux, ou pour les petites études de paysages



Morisot 6En 1863, il y eut un phénomène qui devait marquer l'histoire de l'art : le Salon de peinture et de sculpture accepta les toiles de Corot. Mais il refusa un si grand nombre d'artistes parmi les cinq mille qui présentaient des œuvres, et cela créa un tel scandale, que l'empereur ouvrit un autre Salon : le Salon des refusés.

Cette agitation n'empêchait pas les sœurs Morisot de préparer leur premier envoi au Salon de 1864. Les Morisot louèrent une ferme dans un quartier de Pontoise nommé « Le Chou », sur les bords de l'Oise, près d'Auvers-sur-Oise. Edma et Berthe furent alors présentées à Charles-François Daubigny, Honoré Daumier et Émile Zola.

Pour son premier envoi, Berthe fut admise au Salon Deux critiques d'art remarquèrent les tableaux des sœurs et notèrent l'influence de Corot, mais on leur accorda peu d'attention.

L'année suivante, l'envoi de Berthe au Salon de 1865 fut remarqué par Paul Mantz, critique d'art à la Gazette des beaux-arts, qui y voyait : « beaucoup de franchise et de sentiment dans la couleur et la lumière

Au Louvre, les deux sœurs ont rencontré Édouard Manet avec les copistes. Les parents Morisot donnaient des soirées où ils rencontraient les Manet. Madame Manet-mère donnait également des soirées où elle recevait les Morisot, et tout ce monde se retrouvait encore aux soirées de monsieur de Gas (père d'Edgar Degas) où étaient présents Charles Baudelaire, Emmanuel Chabrier, Charles Cros, James Tissot, Pierre Puvis de Chavannes . Cette bourgeoisie d'avant-garde était alors très mondaine. On apprit que Degas avait été amoureux d'Edma, et que Manet avait exprimé son admiration pour le travail de cette même jeune fille. Le salon des Morisot était fréquenté par un nombre croissant de célibataires, parmi lesquels se trouvait Jules Ferry auquel Tiburce Morisot dénonça les dangers du baron Haussmann et ses projets urbains grandioses. Les deux sœurs avaient confié des toiles au marchand Alfred Cadart, dont elles attendaient beaucoup et qui se révéla décevant, mais madame Morisot s'inquiétait moins, désormais, pour la carrière de ses filles que pour le choix de leurs époux : Yves venait d'épouser en 1866 Théodore Gobillard, un fonctionnaire mutilé d'un bras pendant la campagne du Mexique. Edma épousa deux ans plus tard Adolphe Pontillon, officier de marine, ami de Manet, avec lequel elle partit pour la Bretagne.

Après avoir passé un dernier été avec ses deux sœurs en Bretagne, chez Edma, Berthe commença une carrière indépendante. La plupart des critiques -sauf Émile Zola, ardent défenseur de Manet- négligèrent les œuvres de Berthe et Edma Morisot, cette année-là. À cette époque, le mépris pour les femmes-peintres atteignait des sommets, et Manet écrivait à Fantin-Latour « Je suis de votre avis, les demoiselles Morisot sont charmantes, c'est fâcheux qu'elles ne soient pas des hommes. Cependant, elles pourraient, comme femmes, servir la cause de la peinture en épousant chacune un académicien et en mettant la discorde dans le camp de ces gâteux ». Mais Berthe poursuivit sa carrière.

Le 19 juillet 1870, éclatait la guerre entre la France et la Prusse. Les frères Manet, Degas, Félix Bracquemond et d'autres artistes, étaient engagés dans la Garde nationale. Berthe accepta de partir pour Saint-Germain-en-Laye avec sa mère, mais après avoir rejoint Edma à Cherbourg où elle peignit, elle refusa de quitter la France et revint à Paris quelques mois plus tard   alors que les combats s'intensifiaient autour de Paris et que la santé de la jeune fille était mise à rude épreuve. Berthe cessa de peindre pendant un temps.

Morisot 5Il y eut ensuite un chassé-croisé d'influences mutuelles, d'emprunts parfois imperceptibles, de Manet à Morisot et inversement.

La même année, Berthe réalisa Vue de Paris des hauteurs du Trocadéro, , mais elle n'était pas contente de son travail car elle écrivit à Edma « (...) comme arrangement, cela ressemble à du Manet. Je m'en rends compte et je suis agacée »

L'atelier de Berthe à Passy avait été endommagé par la guerre. Elle cessa de peindre un temps et préféra poser pour Manet qui, déprimé par la guerre, n'arrivait plus à travailler

Au début de l'année 1872, par l'intermédiaire d'Alfred Stevens, le marchand Paul Durand-Ruel vint dans l'atelier de Manet et lui acheta vingt deux toiles. Au début juillet, Berthe demanda à Manet de montrer un de ses paysages de bord de mer à Durand-Ruel qui acheta une et trois aquarelles de Berthe.

Peu à peu, Berthe allait s'écarter des couleurs sombres de Manet pour adopter des couleurs de plus en plus claires.

La maîtrise de Berthe commençait à subjuguer ses camarades qui la reconnaissaient comme une artiste à part entière, en particulier Edgar Degas. Elle commençait à se détacher des couleurs un peu sombres pour adopter des tons de plus en plus clairs, qu'elle tenait de Corot. Parfois ses couleurs étaient éclatantes comme sur la toile Intérieur que le jury du salon de 1872 refusa, ce qui indigna Puvis de Chavannes. Manet qui suivait toujours de très près le travail de Berthe se laissa peu à peu influencer par les teintes claires .

Morisot 8

Le Berceau marque une étape dans l'évolution de Berthe : « La façon dont Berthe peint cette enfant avec des blancs détrempés, des gris frottés et des petits points roses parsemés sur le bord du tissu suppose un pinceau extraordinairement libre qui contraste avec les traits nettement dessinés de la mère. »

C'est de cette époque que date le plein épanouissement de Berthe

À l'été 1874, Berthe passa ses vacances à Fécamp avec Edma, ses enfants, et des amis de la famille qui posèrent pour elle. En vacances non loin de là, Eugène Manet, âgé de quarante et un ans, venait parfois peindre aux côtés de Berthe et surtout la courtisait. Le 22 décembre suivant, Berthe l'épousait. Cette année-là, Édouard fit de Berthe deux magnifiques portraits

Le Salon de 1873 avait été houleux. Les artistes qui s'étaient vus refuser leurs travaux se plaignaient des choix conservateurs du jury. Berthe n'eut qu'un seul tableau accepté, Blanche , pastel sur papier 24 × 33 cm, œuvre très conventionnelle. Mais déjà, un groupe d'artistes composé de Monet, Pissarro, Sisley, Degas, avaient signé une charte, projetant d'organiser une coopérative : La Société des artistes français, qui allait prendre le nom de Société anonyme des artistes peintres, sculpteurs et graveurs à laquelle Berthe adhéra après la mort de son père. Elle abandonnait le Salon officiel pour les expositions impressionnistes dont elle allait être l'un des éléments marquants. Ceci en dépit des conseils de Puvis de Chavannes, et du refus de Manet, qui venait de recevoir une médaille au salon de 1873 et qui ne voulait pas se joindre au groupe, « ...prouvant ainsi que pour être admis, il faut faire au goût officiel d'énormes concessions » . Les discussions étaient vives.

La première exposition eut lieu dans les Salons Nadar, 35 boulevard des Capucines, là où se trouvaient les anciens ateliers de Nadar. Vingt neuf artistes y participaient, Berthe étant la seule femme . Une semaine avant l'ouverture de l'exposition, Puvis de Chavannes lui envoya une lettre pour la mettre en garde contre le fiasco de cette entreprise. Mais rien n'arrêta la jeune femme. Elle affirmait ainsi son indépendance vis-à-vis de Manet qui s'était détourné de cette exposition contestataire. Berthe exposa quatorze huiles, trois pastels et trois aquarelles.

Trois mille cinq cents visiteurs se bousculèrent, la critique vint en nombre. La plus remarquée fut celle parue le 25 avril dans Le Charivari signée Louis Leroy, qui, reprenant dans son article le titre d'un des tableaux de Monet Impression, soleil levant, donna son nom au mouvement impressionniste : « ... Mais l'impression, devant le boulevard des Capucines (...) En voilà de l'impression ou je ne m'y connais pas (...) Je me disais aussi, puisque je suis impressionné, c'est qu'il y a de l'impression là-dedans. »

Eugène soutenait déjà Berthe à l'été 1874, au moment où la presse ridiculisait la jeune fille, l'accusant de se donner en spectacle. Mais Berthe poursuivait avec ardeur dans la voie qu'elle avait choisie. Elle s'affirmait, abandonnant un tableau dont le fond n'était pas terminé et le conservant pour le vendre, alors qu'autrefois, elle aurait détruit une œuvre inachevée. Elle participa à une vente aux enchères à Drouot où douze de ses œuvres furent vendues.

Ce fut un scandale. Renoir racontait qu'un détracteur avait qualifié Berthe de prostituée et que Pissarro lui avait envoyé son poing dans la figure, ce qui avait déclenché une bagarre. La police fut appelée en renfort.

Morisot 7Manet encourageait les journalistes à apporter leur soutien à cette vente, alors que le journal Le Figaro dénonçait les tendancesrévolutionnaires et dangereuses de la première exposition impressionniste dans une violente diatribe signée Albert Wolff. Le journaliste traitait les artistes d'aliénés : « Il y a aussi une femme dans le groupe comme dans toutes les bandes fameuses ; elle s'appelle Berthe Morisot et est curieuse à observer. Chez elle, la grâce féminine se maintient au milieu des débordements d'un esprit en délire. » Eugène avait l'intention de le provoquer en duel, mais Berthe et ses camarades le détournèrent de ce projet

Berthe, désormais plus sûre d'elle, chercha à vendre ses toiles. Édouard et Eugène l'encouragèrent à les envoyer à la galerie Dudley de Londres qui n'en exposa aucune. En revanche, Hoschedé acheta chez Durand-Ruel. Certains critiques d'art commentaient l'évolution de son style en regrettant qu'elle poussât aussi loin la recherche impressionniste :« Elle pousse le système impressionniste à l'extrême et nous le regrettons d'autant plus qu'elle possède des qualités rares comme coloriste. Plusieurs de ses toiles représentent des vues de l'île de Wight et on ne peut pas les reconnaître (…) Mademoiselle Morisot est une impressionniste si convaincue qu'elle peut peindre jusqu'au mouvement de chaque chose inanimée. »

Les expositions de ceux que Wolff qualifie « d'aliénés » se poursuivent jusqu'en 1886, avec beaucoup de difficultés, mais beaucoup d'enthousiasme. Il y en eut huit, la troisième financée par Gustave Caillebotte. Berthe participe à toutes sauf à la quatrième (1879), car elle a fort à faire avec sa fille Julie née le 14 novembre 1878. Les femmes-peintres sont brillamment représentées cette année-là par Marie Bracquemond et Mary Cassatt..

Elle est en passe de devenir une des figures de proue du groupe impressionniste, en même temps que l'américaine Mary Cassatt, venue vivre à Paris en 1874. Mais la critique conventionnelle s'offusque de sa peinture « féminine », sauf Mallarmé qui lui apporte un soutien enthousiaste.

Toutefois, les tableaux de Berthe intéressent moins les critiques d'art que ceux de Renoir, de Caillebotte, ou de Monet. Ils parlent surtout de « ... ses exquises harmonies blanches et argentées . » 

Dès 1881, Berthe Morisot et Mary Cassatt apparaissent comme les chefs de file de la nouvelle tendance impressionniste aux yeux des critiques : pour la première fois dans toute l'histoire de l'art, des femmes sont considérées comme les maîtres incontestés d'un mouvement d'avant-garde.

Morisot 9Berthe fait preuve d'encore plus d'audace que les années précédentes, ce qui indigne deux critiques qui l'avaient appréciée jusque là : Paul Mantz et Charles Ephrussi : « Madame Morisot a fini par exagérer sa manière au point d'estomper des formes déjà imprécises. Elle ne fait que des débuts de débuts ; le résultat est curieux, mais de plus en plus métaphysique. Il faut évidemment des talents de coloristes pour tirer du néant cette délicatesse. » Charles Ephrussi est scandalisé par les pastels : « Un pas de plus et distinguer ou comprendre quoi que ce soit deviendra impossible. »

À partir de 1880, Berthe avec sa famille passe tous ses étés dans une maison de campagne de Bougival, et, à partir de 1881, ils résident plusieurs hivers à Nice. Ces deux lieux inspirent à Berthe un grand nombre de toiles qu'elle présente aux dernières expositions révolutionnaires.

De la peinture de Berthe Morisot, Gustave Geffroy dit :

« Les formes sont toujours vagues dans les tableaux de Mme Berthe Morisot, mais une vie étrange les anime. L’artiste a trouvé le moyen de fixer les chatoiements, les lueurs produites sur les choses et l’air qui les enveloppe… le rose, le vert pâle, la lumière vaguement dorée, chantent avec une harmonie inexprimable. Nul ne représente l’impressionnisme avec un talent plus raffiné, avec plus d’autorité que Mme Morisot. »87

Vers 1886-1887 Berthe se mit à explorer de nouvelles techniques : sculpture, pointe sèche, qui constituaient un défi pour la coloriste virtuose qu'elle était. Elle réalisa en 1886 un buste en plâtre blanc de sa fille Julie, que Monet et Renoir l'encouragèrent à exposer chez Georges Petit  chez qui ils avaient exposé eux-mêmes. Petit était un homme d'affaires avant tout : il demandait aux artistes de lui laisser une partie de leurs œuvres en compensation de ses frais. Berthe accepta ses exigences, mais Petit ne réussit pas à vendre une seule de ses sept œuvres.

En février 1887, Berthe fut invitée à exposer à Bruxelles avec un groupe d'artistes d'avant-garde : le Groupe des XX où Georges Seurat et Pissarro exposaient aussi.

Vers 1886-87, Berthe commença à traiter des nus au pastel, au fusain, à l'aquarelle, tous exécutés dans des tons très doux.

Le couple Manet était à ce moment-là dans le sud de la France. De retour à Paris, Berthe loua une maison à Mézy au Nord Ouest de Paris. Elle s'était aperçue que la santé d'Eugène n'était pas bonne et elle peignit très peu pendant un temps. « Elle trouvait qu'elle et son mari avaient vieilli prématurément et elle éprouvait de la nostalgie au spectacle de sa fille et de ses nièces qui apprenaient à dessiner, peindre, jouer de la musique. Berthe sentait venir la fin de sa vie. »

Berthe fit malgré tout aménager une grange en atelier et elle prit les enfants de Mézy comme modèles, mais Renoir la pressait de terminer une toile décorative dans l'esprit du "Printemps" de Botticelli, commencée à Nice en 1888. Berthe fit de nombreuses études préparatoires pour cette toile « Le Cerisier » Elle faisait désormais un grand nombre d'études préparatoires pour tous ses tableaux.

Mais la santé d'Eugène, âgé de 59 ans, déclinait de plus en plus. Il mourut le 13 avril 1892.

Berthe avait décliné l'invitation du Groupe des Vingt pour l'exposition de Bruxelles du début 1892, mais Eugène l'avait poussée à organiser une grande exposition individuelle à la galerie Boussod et Valladon. Cette galerie, fondée par Adolphe Goupil n'était pas favorable aux impressionnistes. Elle fit de la résistance assez longtemps, même lorsqu'elle fut reprise par Bousod, le mari de la petite fille de Goupil, et Valadon, son beau-frère. Elle ne commença à s'ouvrir aux impressionnistes que sous l'influence éphémère de Théo van Gogh.

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L'exposition rencontra un accueil très favorable. Degas lui dit que sa peinture vaporeuse cachait un dessin de plus en plus sûr, ce qui était le compliment suprême. Gustave Geffroy de La Vie artistique lui consacra des pages très élogieuses. L'année suivante, Berthe rendit visite à Monet, à Giverny, pour admirer ses cathédrales et pour conjurer sa tristesse : sa sœur, Yves Gobillard, venait de mourir.

Caillebotte ayant légué sa collection au musée du Luxembourg pour y faire entrer l'impressionnisme, on s'aperçut qu'il ne possédait pas une seule toile de Berthe Morisot. Sur instance de Mallarmé, l'État français acquit pour le musée du Luxembourg « Jeune femme en toilette de bal1 » pour que l'une des figures de proue du mouvement impressionniste soit représentée.

Berthe Morisot tomba malade à la mi-février 1895. Elle mourut le 2 mars 1895 au 10 rue Weber à Paris, et légua la plupart de ses œuvres à ses amis artistes : Degas, Monet, Renoir. Malgré sa riche production artistique, le certificat de décès mentionnait : « sans profession ». Elle est enterrée dans le caveau des Manet au cimetière de Passy où il est simplement gravé : « Berthe Morisot, veuve d'Eugène Manet ».

La mort de l'artiste n'entraîna cependant pas la dispersion du groupe impressionniste ; ses compagnons de lutte aimaient et protégeaient sa fille, dont Mallarmé était le tuteur et que Renoir emmenait peindre avec lui. Degas la maria en 1900 au fils d'Henri Rouart. Pour le premier anniversaire de sa mort, Durand-Ruel, aidé de Degas, Rouart et de sa fille Julie organisèrent une rétrospective de ses œuvres1d'environ trois cents à quatre cents toiles

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Paul Valéry, qui épousa sa nièce, Jeanne Gobillard, écrivit un essai sur Berthe en 1926 et le dédicaça à Édouard Vuillard. Il dira plus tard « La singularité de Berthe Morisot fut de vivre sa peinture et de peindre sa vie, comme si ce lui fût une fonction naturelle et nécessaire, liée à son régime vital, que cet échange d'observation contre action, de volonté créatrice contre lumière102. »


Yves Rouart qui avait dans un premier temps assigné l'Académie des beaux-arts et signé en 2000 un protocole d'accord révisable avec les exécuteurs testamentaires, a contesté ce protocole  « S'il s'avère que la très belle collection de Morisot doit être retirée du musée Marmottan ce serait une grande perte pour le public et pour l'État français ». La collection d'Anne-Marie Rouart comprenait en outre le célèbre portrait de Berthe Morisot par Manet. Il devait être vendu pour payer la succession par les exécuteurs testamentaires. L'État français s'est opposé à la vente de cette œuvre à l'étranger et l'a rachetée pour plusieurs millions d'euros. C'est aujourd'hui une des pièces maîtresse du musée d'Orsay.

En 2013, le musée Marmottan-Monet héberge encore environ 80 tableaux de Berthe Morisot .

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29 mars 2016

August Macke

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August Macke, né le 3 janvier 1887 à Meschede (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), mort le 26 septembre 1914 à Perthes-lès-Hurlus, est un peintre expressionniste allemand.

C'est en 1903 qu'August Macke a rencontré sa future femme, sur le chemin de l'école. Ce fut le coup de foudre et, sous prétexte de faire le portrait de Walter, le frère d'Elisabeth que Macke a connu au Kreuzgymnasium, il réussit à s'introduire dans la famille Gerhardt. Un privilège qui le mènera au mariage avec Elisabeth six ans plus tard.

Macke commença ses études artistiques en octobre 1904 à l'académie des Beaux-Arts de Düsseldorf et en 1905, il n'hésite pas à s'inscrire aux cours du soir de l'école des Arts décoratifs, où une plus grande liberté de travail sur des sujets du quotidien (plantes, animaux...) lui convient mieux que les sujets académiques.

En 1906, Macke quitte l'académie qui, selon lui, n'a plus rien à lui apprendre, et découvre en 1907 « la modernité française » : l'impressionnisme. Cette découverte modifie sa perception de la vie et de la peinture.

Il se rend à plusieurs reprises à Paris pour découvrir sur place les œuvres d'Édouard Manet, Degas, Toulouse-Lautrec, Seurat, Pissarro ainsi que la vie parisienne sur les boulevards, dans les parcs et les cabarets.

Ces nouveautés lui inspirent de nombreuses esquisses dans lesquelles il exprime sa façon de percevoir le caractère éphémère de l'apparition et la fixation précise d'une impression spontanée.

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En été 1907, de retour à Bonn, imprégné d'impressionnisme, Macke choisit de travailler en plein air et réalise la petite esquisse à l'huile, Arbre dans un champ de blé.

Après un court séjour à Berlin dans l'atelier de Lovis Corinth, où il peint quelques toiles, il entreprend de voyager en France et en Italie pour approfondir ses connaissances artistiques et acquérir quelques œuvres pour la collection Koehler.

En octobre 1908, Macke commence son service militaire et n'a guère le temps de peindre. Libéré de ses obligations militaires en 1909, il épouse Elizabeth Gerhardt, nièce du collectionneur Bernhard Koehler qui finance ses travaux.

Pour leur voyage de noces, ils se rendent à Paris, où il peint son célèbre Autoportrait au chapeau.

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En octobre 1909, les Macke rentrent à Tegernsee où les conditions de vie et le calme de la campagne environnante permettent à August de produire pas moins de deux cents tableaux. Cette période est considérée comme le premier sommet du parcours artistique de Macke.

L'œuvre de Macke connaît grâce à une « purification et une maturation stylistique », une » réorientation décisive ». En cette fin d'année 1909, Macke, admirateur de Cézanne, peint deux portraits de son épouse Femme de l'artiste au chapeau et Portrait aux pommes dans lesquels on retrouve, en plus de l'influence de Cézanne, l'influence des principes de composition des Fauves dont les principaux représentants étaient Henri Matisse, André Derain, Maurice de Vlaminck, Raoul Dufy et Kees van Dongen. En 1911, le citadin qu'est August Macke et son épouse décident de retourner à Bonn. Les toiles issues du début de cette nouvelle période sont définitivement de facture Fauve.

Ses nouveaux contacts avec son ami Franz Marc, Wassily Kandinsky et les autres artistes du Blauer Reiter apportent à Macke une nouvelle impulsion artistique. Bien qu'ayant sa propre perception de ce mouvement artistique novateur, August Macke participe de façon active avec Wassily Kandinsky à l'élaboration de l'almanach du Cavalier Bleu de 1912. Il apporte sa pierre à l'édifice en réunissant les images de la partie ethnographique de l'album et en commentant une étude sur les masques africains dans laquelle il établit la correspondance entre l'art des peuples primitifs et celui de l'Europe moderne.

Macke participe à l'exposition du Cavalier bleu chez Thannhauser, à Munich en février 1912.

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Le résultat de l'exposition le déçoit énormément et il « rompt ses relations avec Wassily Kandinsky et le Cavalier bleu » allant jusqu'à les caricaturer dans sa toile de 1913 Caricature du Cavalier bleu sorte de pamphlet pictural dans lequel il n'hésite pas à égratigner son ami Franz Marc, Wassily Kandinsky lui-même ainsi que le galeriste Herwarth Walden qui avait pris le Cavalier bleu sous sa protection en l'exposant pour le rendre vendable dans sa galerie berlinoise. La « spiritualité intellectuelle » de Kandinsky s'oppose à la « contemplation des choses » de Macke ; « la page est tournée ».

En 1913, Macke déménage en Suisse, où il connaît une année très fructueuse, centrée sur les motifs de la nature et de l'homme. Lors d'un court voyage en Tunisie (financé par Bernhard Koehler) avec Paul Klee et Louis Molliet, il peint de nombreuses aquarelles et prend beaucoup de photographies qui lui serviront de support par la suite pour d'autres peintures à l'huile. Sa dernière peinture, Adieu, revêt une dimension prophétique.

 Macke est mobilisé le 8 août 1914. Il est tué sur le champ de bataille, en Champagne le 26 septembre 1914, à l'âge de 27 ans. Il repose au cimetière militaire allemand de Souain.

 

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Hans Hartung

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Hans Hartung, né le 21 septembre 1904 à Leipzig et mort le 7 décembre 1989 à Antibes, est un peintre français d'origine allemande, l'un des plus grands représentants de l'art abstrait et le père du tachisme.

Son grand-père maternel et son père, musicien amateur et peintre autodidacte, sont médecins. Sa vocation est précoce : il raconte cette expérience faite dès l'âge de six ans : « Sur un de mes cahiers d'école, j'attrapais des éclairs dès qu'ils apparaissaient. Il fallait que j'aie achevé de tracer leurs zigzags sur la page avant que n'éclate le tonnerre. Ainsi, je conjurai la foudre ». De 1912 à 1914, sa famille s'installe à Bâle ; l'astronomie et la photographie l'émerveillent : il construit son propre télescope grâce auquel il observe des « fragments du réel » dont l'apparence abstraite anticipe sur ses futures œuvres. Il fréquente ensuite jusqu'en 1924 le lycée de Dresde, se passionnant pour Rembrandt, Goya, Frans Hals, Le Greco, puis les expressionnistes allemands, Oskar Kokoschka, Emil Nolde. Copiant librement certaines œuvres, il en simplifie la composition pour n'en retenir que les masses colorées. Dès 1922, il atteint l'abstraction dans une série d'aquarelles où apparaissent déjà les tracés noirs et les taches colorées et, en 1923-1924, avec des fusains et des sanguines.

En 1924 et 1925, Hartung poursuit des études de lettres classiques, de philosophie et d'histoire de l'art à Leipzig. Il assiste à une conférence de Kandinsky, s'inscrit en 1925 et 1926 à l'Académie des Beaux-Arts de Dresde où, à l'occasion de l'Exposition internationale, il découvre le parcours de la peinture française, de l'impressionnisme au cubisme. Durant l'été, il parcourt l'Italie à bicyclette puis arrive à Paris, où il vit jusqu'en 1931 ; il effectue deux séjours au Barcarès, près de Perpignan, et voyage en Belgique et Hollande. Il rencontre Anna-Eva Bergman, jeune peintre norvégienne qu'il épouse en septembre 1929. En 1931, après un séjour sur la Côte d'Azur pendant l'hiver, il expose pour la première fois, à Dresde, et avec Anna-Eva Bergman l'année suivante, à Oslo, travaillant un moment dans une île du sud de la Norvège.


Hartung 3Après la mort de son père et face à la montée du nazisme, Hartung quitte l'Allemagne pour les Baléares, confiant au passage à Paris quelques toiles à la galerie Jeanne Bucher ; il construit une petite maison sur la côte nord de Minorque. Sans argent, il regagne Paris en 1934, passe par Stockholm puis rentre en Allemagne, à Berlin. N'acceptant pas le régime nazi, il parvient à passer en France et s'installe définitivement à Paris. Il s'y lie avec Jean Hélion et Henri Goetz, rencontre Kandinsky, Mondrian, Alberto Magnelli, César Domela, Miró et Calder avec qui il expose. Entre 1934 et 1938, il peint la série de ses « taches d'encre ». N'ayant pas les moyens de se procurer de quoi dessiner, il s'installe à la terrasse des cafés et commande des cafés-crèmes, ce qui l'autorise à demander aussi aux serveurs de l'encre et du papier. Ses premières œuvres consistent en des tourbillons d'encre noire tracés les yeux fermés, destinés à apaiser son angoisse. Car l'abstraction de sa peinture vient chez lui d'une nécessité intérieure et non d'une recherche théorique ou d'une imitation des tendances historiques de la peinture

Face à de grandes difficultés matérielles, la maladie de sa femme, leur divorce, le retrait de son passeport par l'ambassade d'Allemagne, Hartung bénéficie de l'hospitalité de Goetz et travaille dans l'atelier du sculpteur Julio González. En 1939, il s'inscrit sur la liste des volontaires contre l'hitlérisme en cas de guerre et épouse Roberta González, la fille du sculpteur. En septembre 1939, la France est décidée à arrêter et enfermer un certain nombre de ressortissants allemands présents sur le territoire national. Malgré son opposition au régime, Hans Hartung fait partie de ceux qui sont arrêtés. Libéré le 26 décembre, il s'engage dans la Légion étrangère pour la durée de la guerre sous le nom de Jean Gauthier et est envoyé en Afrique du Nord. Présentant peu de goût pour la chose militaire, il est désigné, avec un autre camarade du nom d'Andréas Rosenberg, pour repeindre l'intérieur du réfectoire du quartier militaire de Sidi Bel Abbès. Après la signature de l'armistice, il est démobilisé, quittant l'armée le 8 septembre 1940.

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Il se réfugie alors avec la famille González dans le Lot. Après la mort de Julio González en 1942 et l'occupation de l'ensemble de la France, Hartung passe en 1943 en Espagne. Incarcéré, puis placé dans le camp de concentration de Miranda del Ebro durant sept mois, il rejoint l'Afrique du Nord et s'engage à nouveau dans la Légion, sous le nom de Pierre Berton cette fois-ci. Affecté au Régiment de marche de la Légion étrangère comme brancardier, blessé durant l'attaque de Belfort en novembre 1944, il est amputé de la jambe droite à Dijon. De retour à Paris en 1945, où il est aidé par Calder, il est naturalisé français en 1946, décoré de la croix de guerre 1939-1945, de la médaille militaire et de la Légion d'honneur.

Dans les années suivantes, Hartung participe à plusieurs expositions ; une première exposition personnelle a lieu à Paris en 1947 à la galerie Lydia Conti qui le révèle au public, et il est remarqué par les critiques. Alain Resnais réalise sur lui un film, intitulé Visite à Hans Hartung, qui est présenté en 1948 en Allemagne et en 1950 à Paris. À partir de 1949, il réalise plusieurs expositions personnelles ou collectives et fait la connaissance de Schneider, Soulages, Mathieu, Baumeister et Rothko. Il est alors reconnu comme l'un des chefs de file de l'art informel et un des précurseurs de l’Action Painting. Une rétrospective de son œuvre est présentée dès 1952 au musée de Bâle où il retrouve Anna-Eva Bergman. En 1953, Hans Hartung s'installe à nouveau avec Anna-Eva Bergman, revenue de Norvège, et divorce d'avec Roberta Gonzalez. Il commence à exposer à la Galerie de France de Myriam Prévot et Gildo Caputo et est élu en 1956 membre de l'Académie des arts de Berlin. En 1957, Hartung se remarie avec Anna-Eva Bergman. Multipliant les expositions de ses peintures, gravures et lithographies, il reçoit en 1960 le grand Prix international de peinture de la Biennale de Venise. À partir de 1961, le procédé du grattage est à l'origine d'un renouvellement de sa peinture. Il s'invente également de nombreux outils, larges brosses, pistolets et aérographes, balais de genêts, sulfateuses, tuyaux d'arrosage, rouleaux de typographes ... et recourt à des matériaux nouveaux (peinture vinylique et acrylique qui sèche rapidement).

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En 1964, Hartung fait avec Anna-Eva Bergman un voyage en bateau au long de la côte de l'extrême nord de la Norvège et en rapporte des milliers de photographies. À l'occasion de la publication du catalogue de ses gravures, celles-ci sont dans leur totalité exposées à Brunswick (Basse-Saxe) en 1965. De larges rétrospectives de son œuvre sont présentées au Musée de Turin en 1966, au Musée national d'Art moderne de Paris en 1968, puis à Houston, au Québec et à Montréal en 1969, tandis que ses toiles récentes sont exposées à New York. Hans Hartung reçoit le Prix d'honneur de la Biennale de gravure de Ljubljana en 1967, le Grand Prix des Arts de la ville de Paris en 1970. Pour son soixante-dixième anniversaire, le Musée de Cologne lui consacre en 1974 une nouvelle rétrospective et la revue Cimaise un numéro spécial. En 1968, Hartung fait construire près d'Antibes une maison et des ateliers dont il conçoit les plans et où il séjourne en permanence à partir de 1972. D'autres rétrospectives lui sont consacrées en 1975 à Berlin et à Munich, le Metropolitan Museum of Art de New York exposant une trentaine de ses œuvres monumentales. En 1975-1976, André Parinaud organise l'exposition itinérante en France Trente créateurs réunissant Pierre Alechinsky, Olivier Debré, Hans Hartung, François Heaulmé, Roberto Matta, Zoran Music, Edouard Pignon et Pierre Soulages. Les éditions Skira publient Un monde ignoré vu par Hans Hartung, avec des reproductions de ses photographies et des textes de Jean Tardieu.

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Hartung est élu en 1977 à l'Académie des beaux-arts de l'Institut de France et le Centre Pompidou organise une exposition itinérante de ses gravures et lithographies. Un timbre-poste reproduisant l'une de ses peintures est émis en 1980. À cette occasion, le Musée de la Poste présente les tapisseries et gravures sur bois de Hartung et d'Anna-Eva Bergman. Hartung est en 1981 le premier peintre à recevoir le Prix Kokoschka créé par le gouvernement autrichien. La même année, la Stâdtische Kunsthalle de Düsseldorf, puis la Staatsgalerie Moderner Kunst de Munich organisent une grande exposition rétrospective ainsi que la Fondation Henie-Onstad en Norvège. Hartung se voit consacrer en 1982 une salle personnelle permanente à la Staatsgalerie Moderner Kunst de Munich. Le Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur inaugure en 1983 au Musée d'Antibes une exposition de ses photographies tandis que le Kupferstich-Kabinett der Staatlichen Kunstsammlungen de Dresde expose les soixante-et-une lithographies et gravures qu'il lui a offertes. En 1984 est ouverte au Hessisches Landesmuseurn de Darmstadt une salle consacrée à ses peintures, et Hartung reçoit la croix de grand officier de l'Ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne. Dans les dernières années de sa vie, Hartung va peindre au pistolet à peinture, ce qui lui permit de faire plus trois cents toiles l'année de sa mort, en 1989.

Anna-Eva Bergman meurt le 24 juillet 1987, Hans Hartung, épuisé, malade, diminué par l'âge et l'infirmité, s'éteint le 7 décembre 1989 à Antibes. Selon sa volonté, ses cendres sont dispersées dans la Méditerranée. Son ultime message tient dans cette formule qui rejoint celle d'André Malraux :

« L'art me paraît être un moyen de vaincre la mort. »


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28 mars 2016

Bram van Velde

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Abraham Gerardus van Velde, dit Bram van Velde, né le 19 octobre 1895 à Zoeterwoude, près de Leyde, mort le 28 décembre 1981 à Grimaud, est un peintre et lithographe néerlandais.

Sa mère, Catharina von der Voorst (1867-1949) est la fille illégitime d’un comte. Son père, Willem Van Velde (1868-1914), possède une petite entreprise de transport fluvial sur le Rhin. Bram est le second enfant (sa sœur Cornelia naît en 1892, Geer, qui sera également peintre, et Jacoba en 1898 et 1903). En faillite et après de graves difficultés, le père abandonne les siens. Sa famille, qui aura plusieurs domiciles, à Leyde, Lisse, puis La Haye, connaît une terrible misère qui marquera profondément Bram.

Quelques bonheurs sont liés à la peinture: à l’âge de cinq ans, l’enfant reçoit sa première boîte de crayons.

Entré en 1907 comme apprenti dans la firme de peinture et de décoration intérieure Schaijk & Kramers, à La Haye, il est encouragé dans son art par Eduard H. Kramers et son fils Wijnand, collectionneurs et amateurs sensibles à son talent. Ceux-ci seront régulièrement ses mécènes jusque vers 1934. Bram est réformé en tant que soutien de famille au début de la Première Guerre mondiale. Il poursuit son travail de peintre en bâtiment et décorateur, et s'inscrit au Mauritshuis de La Haye pour y copier les maîtres anciens.

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En 1922, Kramers incite Van Velde à voyager et lui verse une petite rente. Celui-ci se rend à Munich, puis se fixe au nord de Brême, à Worpswede, où depuis les années 1890 existe une colonie d’artistes expressionnistes : ce court séjour d'à peine plus de trois mois déterminera chez Van Velde son passage à la modernité. Il quitte cependant assez rapidement Worpswede pour s'installer à Paris, dans le quartier de Belleville. Sa carrière décolle, et en février 1927 il se rend à Brême pour y exposer ses œuvres. Il enchaîne en avril par la Jury-Freie Kunstschau de Berlin, et est admis, ainsi que son frère Geer, au Salon des indépendants, à Paris, où ils exposeront plusieurs fois de (1928 à 1932, en 1940 et 1941). Il va à Chartres en compagnie d’Otto Freundlich, et découvre à cette époque Matisse, probablement chez Paul Guillaume. Rencontre essentielle pour son œuvre, tout comme, au cours des années à venir, celle de Picasso.

Le 6 octobre 1928, Van Velde épouse Lilly (1896-1936), artiste peintre allemande qu'il fréquentait probablement depuis Worpswede. Après la crise de 1929, les conditions de vie se durcissent pour le couple, qui décide de s'installer en Espagne. En septembre 1932, ils sont à Majorque. La guerre civile espagnole éclate en 1936, Lilly meurt à l'hôpital et Van Velde est rapatrié sur un bateau de guerre à Marseille, avec quelques toiles. Il rejoint Paris et s'installe chez Geer, puis rencontre Marthe Arnaud, ancienne missionnaire luthérienne au Zambèze, qui deviendra sa compagne. Par l'intermédiaire de celle-ci, il rencontre Samuel Beckett, qui deviendra son ami. Interpelé en 1938 dans la rue alors qu'il parlait allemand avec Marthe, il est brièvement emprisonné parce que ses papiers ne sont pas en règle. Van Velde fera quelques autres séjours en prison dans les années qui suivront.

 

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C'est en 1939 que l'artiste crée son propre langage plastique, avec la première de trois grandes gouaches qui fonderont les caractéristiques de son art. Il arrête de peindre en 1941 (il n'a « plus la force de poursuivre (son) œuvre », selon ce qu’il écrira vers 1945 à un collectionneur néerlandais), pour ne reprendre que vers l'automne 1945. Sa première exposition personnelle ouvre le 21 mars 1946 à Paris à la Galerie Mai de Marcel Michaud avec vingt cinq peintures, la quasi-totalité de son œuvre. C'est un échec. Le premier texte de Beckett sur Van Velde paraît dans les Cahiers d'art de Christian Zervos. En 1947, il signe un contrat avec la Galerie Maeght de Paris, et en 1948 expose chez Kootz à New York - un nouvel échec commercial, malgré une bonne critique de Willem de Kooning. Après une nouvelle absence d'acheteurs chez Maeght, il s'arrête de peindre pendant une année, puis Maeght rompt son contrat en 1952 après encore un nouvel échec, tout en conservant son stock d'œuvres. En 1958, Franz Meyer organise la première exposition muséale de Bram van Velde avec sa rétrospective à la Kunsthalle de Berne. Le couple Bram-Marthe quitte Paris cette même année, mais Marthe meurt l'année suivante (11 août), renversée par une voiture lors d'un passage à Paris. Bram fait la connaissance à Noël 1959 de Madeleine, à Genève, qui sera sa nouvelle compagne.

 

Dès 1961, le rythme des expositions s'accélère, son niveau de vie s'en ressent. Un premier film de Jean-Michel Meurice est tourné sur sa vie. Van Velde oscille entre Paris et Genève, où il commence à peindre avant de s'y installer en 1967. La France le nomme chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres en 1964, les Pays-Bas lui décernent l’ordre d’Orange-Nassau en 1969. En 1973, il peint à La Chapelle-sur-Carouge quelques grandes gouaches qui sont comme un dernier déploiement « sauvage » de la couleur dans son œuvre. Aimé Maeght le reprend alors dans sa galerie, près de vingt ans après l’avoir congédié. En 1975, c'est au tour des sociétés académiques de Belles-Lettres de Lausanne, Genève et Neuchâtel de lui remettre à Rolle le prix de Belles-lettres, et en 1980 il est nommé chevalier de l’ordre du Faucon islandais. Son quatre-vingtième anniversaire s’accompagne, lui, d’un hommage collectif (Fata Morgana, Montpellier).

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Van Velde collabore au début 1981 à la revue d'art Trou (N° 2), pour laquelle il crée une estampe originale pour illustrer les cent premiers exemplaires. 

Bram van Velde meurt le 28 décembre 1981 à Grimaud, près de Saint-Tropez et est enterré à Arles.

Son soutien et ami Jacques Putman, qui l'aura soutenu depuis son départ de chez Maeght et pendant le reste de sa carrière, meurt le 27 février 1994 à Paris et repose auprès de lui.

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25 mars 2016

Pour l'égalité des coefficients de dilatation

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Rappel : Le coefficient de dilatation mesure l'augmentation relative de volume d'un système lorsque l'on ne fait varier qu'un seul paramètre, en général la pression ou la température, mais également la concentration. Par exemple, le coefficient de dilatation isobare donne l'augmentation relative de volume en fonction de l'augmentation de la température lorsque la pression reste constante. On le note le plus souvent α (lettre grecque alpha) et il se définit par la relation :

α = 1/V ( ϐV /ϐT) p Il s'introduit, par conséquent, naturellement dans la forme différentielle : dV = αVdT – χT Vdp ( χT étant évidemment la compressibilité isotherme ) …

Hein ? … Quoi c'est du chinois ? … dis tout d'suite que j'explique mal ! …

On pourrait aussi parler de coefficient de dilatation isochore ( finalement relativement en phase avec notre démarche ) ou pour les gaz creuser le nombre de Grashof mais pourquoi pas, pendant qu'on y est, parler de mydriase qui traduit le coefficient de dilatation de la pupille, ou, pire, parler de la dilatation du temps qui désigne un effet de la relativité restreinte selon lequel l'intervalle de temps entre deux événements mesuré dans un référentiel inertiel quelconque est toujours supérieur à l'intervalle de temps mesuré dans le référentiel où ces deux événements ont la même position spatiale ou encore pire disséquer le diagramme de Minkowski.

Alors, et là, c'est plus clair ? …

Des esprits physico-masochistes seraient bien capables de nous parler de difféomorphismes ou d'homéomorphismes... ce à quoi je ne répondrai que par un silence méprisant …

Bon, quoi qu'il en soit, ou en coton, ah, ah, ah, notre propos n'est pas de faire du lecteur un physicien, pour cela il faudrait au minimum que votre rédacteur comprenne ce qu'il écrit, non, non, non, notre propos est de lutter pour l'égalité des coefficients de dilatation ! …

Tout le monde parle, à juste titre, d'égalité des sexes, d'égalité même dans la légalité … selon que vous serez puissant ou misérable … mais tout le monde semble se fiche de l'égalité des coefficients de dilatation …

Imaginons que nous riions tous les deux à la même blague, notre rate va se dilater, ce n'est pas moi qui le dit c'est le grand Georgius, mais, et là dessus les savants seront unanimes, pas de la même manière ... alors ! ... Regardons par exemple, et ça même Einstein n'en eût cure, le coefficient de dilatation de la pupille ( mydriase susdit ) en fonction du sujet regardé. Même si l'anecdote d'Albert, pour expliquer la relativité, de la comparaison du temps de contemplation d'une jolie fille et d'une main posée sur le poêle est croustillante ( si j'ose dire ) … Non il faut que ce soit nous, encore , comme pour la terre battue ou la résurrection des natures mortes qui éveillions les consciences …
Luttons pour l'égalité des coefficients de dilatation !!! et soyons rigoureux sur le sujet … intransigeants … implacables même …

 

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Victoire or not victoire ?

 

Moqueur Jerry

ROLAND-GARROS -  le Tribunal administratif de Paris a ordonné la suspension des travaux du nouveau court du stade 

 

serait-ce les premières retombées de notre campagne pour défendre la terre battue  ? ... 

 

Ben quoi ? ... ça s'pourrait ! ...

 

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si demain, on voit frétiller les harengs de Soutine,

tu ne pourras plus nier l'efficacité de notre mouvement ... !

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Le vent t'emportera

Ecolo

Sylvie Leclerc condamnée à 9 ans de prison pour le meurtre de son compagnon


Ouais, ben elle n'avait qu'à être leader d'un groupe de rock franchouillard

et être amie ou parente avec quelqu'un d'un parti en place, ou presque …

le vent l'aurait portée …

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Chômdu ...


Le chômage connaît une forte hausse en février


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Oulaaa !  ... Y a un employé de Pôle-Emploi qui va se faire remonter les bretelles,

il va payer cher sa konn'rie,

il aura oublié d'en désinscrire quelques dizaines de milliers …

roooohhhh c'est pô bien ça, de faire mentir sa ministre …

enfin … à son insu … sinon ... 

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