29 mars 2016

Hans Hartung

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Hans Hartung, né le 21 septembre 1904 à Leipzig et mort le 7 décembre 1989 à Antibes, est un peintre français d'origine allemande, l'un des plus grands représentants de l'art abstrait et le père du tachisme.

Son grand-père maternel et son père, musicien amateur et peintre autodidacte, sont médecins. Sa vocation est précoce : il raconte cette expérience faite dès l'âge de six ans : « Sur un de mes cahiers d'école, j'attrapais des éclairs dès qu'ils apparaissaient. Il fallait que j'aie achevé de tracer leurs zigzags sur la page avant que n'éclate le tonnerre. Ainsi, je conjurai la foudre ». De 1912 à 1914, sa famille s'installe à Bâle ; l'astronomie et la photographie l'émerveillent : il construit son propre télescope grâce auquel il observe des « fragments du réel » dont l'apparence abstraite anticipe sur ses futures œuvres. Il fréquente ensuite jusqu'en 1924 le lycée de Dresde, se passionnant pour Rembrandt, Goya, Frans Hals, Le Greco, puis les expressionnistes allemands, Oskar Kokoschka, Emil Nolde. Copiant librement certaines œuvres, il en simplifie la composition pour n'en retenir que les masses colorées. Dès 1922, il atteint l'abstraction dans une série d'aquarelles où apparaissent déjà les tracés noirs et les taches colorées et, en 1923-1924, avec des fusains et des sanguines.

En 1924 et 1925, Hartung poursuit des études de lettres classiques, de philosophie et d'histoire de l'art à Leipzig. Il assiste à une conférence de Kandinsky, s'inscrit en 1925 et 1926 à l'Académie des Beaux-Arts de Dresde où, à l'occasion de l'Exposition internationale, il découvre le parcours de la peinture française, de l'impressionnisme au cubisme. Durant l'été, il parcourt l'Italie à bicyclette puis arrive à Paris, où il vit jusqu'en 1931 ; il effectue deux séjours au Barcarès, près de Perpignan, et voyage en Belgique et Hollande. Il rencontre Anna-Eva Bergman, jeune peintre norvégienne qu'il épouse en septembre 1929. En 1931, après un séjour sur la Côte d'Azur pendant l'hiver, il expose pour la première fois, à Dresde, et avec Anna-Eva Bergman l'année suivante, à Oslo, travaillant un moment dans une île du sud de la Norvège.


Hartung 3Après la mort de son père et face à la montée du nazisme, Hartung quitte l'Allemagne pour les Baléares, confiant au passage à Paris quelques toiles à la galerie Jeanne Bucher ; il construit une petite maison sur la côte nord de Minorque. Sans argent, il regagne Paris en 1934, passe par Stockholm puis rentre en Allemagne, à Berlin. N'acceptant pas le régime nazi, il parvient à passer en France et s'installe définitivement à Paris. Il s'y lie avec Jean Hélion et Henri Goetz, rencontre Kandinsky, Mondrian, Alberto Magnelli, César Domela, Miró et Calder avec qui il expose. Entre 1934 et 1938, il peint la série de ses « taches d'encre ». N'ayant pas les moyens de se procurer de quoi dessiner, il s'installe à la terrasse des cafés et commande des cafés-crèmes, ce qui l'autorise à demander aussi aux serveurs de l'encre et du papier. Ses premières œuvres consistent en des tourbillons d'encre noire tracés les yeux fermés, destinés à apaiser son angoisse. Car l'abstraction de sa peinture vient chez lui d'une nécessité intérieure et non d'une recherche théorique ou d'une imitation des tendances historiques de la peinture

Face à de grandes difficultés matérielles, la maladie de sa femme, leur divorce, le retrait de son passeport par l'ambassade d'Allemagne, Hartung bénéficie de l'hospitalité de Goetz et travaille dans l'atelier du sculpteur Julio González. En 1939, il s'inscrit sur la liste des volontaires contre l'hitlérisme en cas de guerre et épouse Roberta González, la fille du sculpteur. En septembre 1939, la France est décidée à arrêter et enfermer un certain nombre de ressortissants allemands présents sur le territoire national. Malgré son opposition au régime, Hans Hartung fait partie de ceux qui sont arrêtés. Libéré le 26 décembre, il s'engage dans la Légion étrangère pour la durée de la guerre sous le nom de Jean Gauthier et est envoyé en Afrique du Nord. Présentant peu de goût pour la chose militaire, il est désigné, avec un autre camarade du nom d'Andréas Rosenberg, pour repeindre l'intérieur du réfectoire du quartier militaire de Sidi Bel Abbès. Après la signature de l'armistice, il est démobilisé, quittant l'armée le 8 septembre 1940.

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Il se réfugie alors avec la famille González dans le Lot. Après la mort de Julio González en 1942 et l'occupation de l'ensemble de la France, Hartung passe en 1943 en Espagne. Incarcéré, puis placé dans le camp de concentration de Miranda del Ebro durant sept mois, il rejoint l'Afrique du Nord et s'engage à nouveau dans la Légion, sous le nom de Pierre Berton cette fois-ci. Affecté au Régiment de marche de la Légion étrangère comme brancardier, blessé durant l'attaque de Belfort en novembre 1944, il est amputé de la jambe droite à Dijon. De retour à Paris en 1945, où il est aidé par Calder, il est naturalisé français en 1946, décoré de la croix de guerre 1939-1945, de la médaille militaire et de la Légion d'honneur.

Dans les années suivantes, Hartung participe à plusieurs expositions ; une première exposition personnelle a lieu à Paris en 1947 à la galerie Lydia Conti qui le révèle au public, et il est remarqué par les critiques. Alain Resnais réalise sur lui un film, intitulé Visite à Hans Hartung, qui est présenté en 1948 en Allemagne et en 1950 à Paris. À partir de 1949, il réalise plusieurs expositions personnelles ou collectives et fait la connaissance de Schneider, Soulages, Mathieu, Baumeister et Rothko. Il est alors reconnu comme l'un des chefs de file de l'art informel et un des précurseurs de l’Action Painting. Une rétrospective de son œuvre est présentée dès 1952 au musée de Bâle où il retrouve Anna-Eva Bergman. En 1953, Hans Hartung s'installe à nouveau avec Anna-Eva Bergman, revenue de Norvège, et divorce d'avec Roberta Gonzalez. Il commence à exposer à la Galerie de France de Myriam Prévot et Gildo Caputo et est élu en 1956 membre de l'Académie des arts de Berlin. En 1957, Hartung se remarie avec Anna-Eva Bergman. Multipliant les expositions de ses peintures, gravures et lithographies, il reçoit en 1960 le grand Prix international de peinture de la Biennale de Venise. À partir de 1961, le procédé du grattage est à l'origine d'un renouvellement de sa peinture. Il s'invente également de nombreux outils, larges brosses, pistolets et aérographes, balais de genêts, sulfateuses, tuyaux d'arrosage, rouleaux de typographes ... et recourt à des matériaux nouveaux (peinture vinylique et acrylique qui sèche rapidement).

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En 1964, Hartung fait avec Anna-Eva Bergman un voyage en bateau au long de la côte de l'extrême nord de la Norvège et en rapporte des milliers de photographies. À l'occasion de la publication du catalogue de ses gravures, celles-ci sont dans leur totalité exposées à Brunswick (Basse-Saxe) en 1965. De larges rétrospectives de son œuvre sont présentées au Musée de Turin en 1966, au Musée national d'Art moderne de Paris en 1968, puis à Houston, au Québec et à Montréal en 1969, tandis que ses toiles récentes sont exposées à New York. Hans Hartung reçoit le Prix d'honneur de la Biennale de gravure de Ljubljana en 1967, le Grand Prix des Arts de la ville de Paris en 1970. Pour son soixante-dixième anniversaire, le Musée de Cologne lui consacre en 1974 une nouvelle rétrospective et la revue Cimaise un numéro spécial. En 1968, Hartung fait construire près d'Antibes une maison et des ateliers dont il conçoit les plans et où il séjourne en permanence à partir de 1972. D'autres rétrospectives lui sont consacrées en 1975 à Berlin et à Munich, le Metropolitan Museum of Art de New York exposant une trentaine de ses œuvres monumentales. En 1975-1976, André Parinaud organise l'exposition itinérante en France Trente créateurs réunissant Pierre Alechinsky, Olivier Debré, Hans Hartung, François Heaulmé, Roberto Matta, Zoran Music, Edouard Pignon et Pierre Soulages. Les éditions Skira publient Un monde ignoré vu par Hans Hartung, avec des reproductions de ses photographies et des textes de Jean Tardieu.

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Hartung est élu en 1977 à l'Académie des beaux-arts de l'Institut de France et le Centre Pompidou organise une exposition itinérante de ses gravures et lithographies. Un timbre-poste reproduisant l'une de ses peintures est émis en 1980. À cette occasion, le Musée de la Poste présente les tapisseries et gravures sur bois de Hartung et d'Anna-Eva Bergman. Hartung est en 1981 le premier peintre à recevoir le Prix Kokoschka créé par le gouvernement autrichien. La même année, la Stâdtische Kunsthalle de Düsseldorf, puis la Staatsgalerie Moderner Kunst de Munich organisent une grande exposition rétrospective ainsi que la Fondation Henie-Onstad en Norvège. Hartung se voit consacrer en 1982 une salle personnelle permanente à la Staatsgalerie Moderner Kunst de Munich. Le Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur inaugure en 1983 au Musée d'Antibes une exposition de ses photographies tandis que le Kupferstich-Kabinett der Staatlichen Kunstsammlungen de Dresde expose les soixante-et-une lithographies et gravures qu'il lui a offertes. En 1984 est ouverte au Hessisches Landesmuseurn de Darmstadt une salle consacrée à ses peintures, et Hartung reçoit la croix de grand officier de l'Ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne. Dans les dernières années de sa vie, Hartung va peindre au pistolet à peinture, ce qui lui permit de faire plus trois cents toiles l'année de sa mort, en 1989.

Anna-Eva Bergman meurt le 24 juillet 1987, Hans Hartung, épuisé, malade, diminué par l'âge et l'infirmité, s'éteint le 7 décembre 1989 à Antibes. Selon sa volonté, ses cendres sont dispersées dans la Méditerranée. Son ultime message tient dans cette formule qui rejoint celle d'André Malraux :

« L'art me paraît être un moyen de vaincre la mort. »


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28 mars 2016

Bram van Velde

Bram Van Velde 1

Abraham Gerardus van Velde, dit Bram van Velde, né le 19 octobre 1895 à Zoeterwoude, près de Leyde, mort le 28 décembre 1981 à Grimaud, est un peintre et lithographe néerlandais.

Sa mère, Catharina von der Voorst (1867-1949) est la fille illégitime d’un comte. Son père, Willem Van Velde (1868-1914), possède une petite entreprise de transport fluvial sur le Rhin. Bram est le second enfant (sa sœur Cornelia naît en 1892, Geer, qui sera également peintre, et Jacoba en 1898 et 1903). En faillite et après de graves difficultés, le père abandonne les siens. Sa famille, qui aura plusieurs domiciles, à Leyde, Lisse, puis La Haye, connaît une terrible misère qui marquera profondément Bram.

Quelques bonheurs sont liés à la peinture: à l’âge de cinq ans, l’enfant reçoit sa première boîte de crayons.

Entré en 1907 comme apprenti dans la firme de peinture et de décoration intérieure Schaijk & Kramers, à La Haye, il est encouragé dans son art par Eduard H. Kramers et son fils Wijnand, collectionneurs et amateurs sensibles à son talent. Ceux-ci seront régulièrement ses mécènes jusque vers 1934. Bram est réformé en tant que soutien de famille au début de la Première Guerre mondiale. Il poursuit son travail de peintre en bâtiment et décorateur, et s'inscrit au Mauritshuis de La Haye pour y copier les maîtres anciens.

Bram Van Velde 2

En 1922, Kramers incite Van Velde à voyager et lui verse une petite rente. Celui-ci se rend à Munich, puis se fixe au nord de Brême, à Worpswede, où depuis les années 1890 existe une colonie d’artistes expressionnistes : ce court séjour d'à peine plus de trois mois déterminera chez Van Velde son passage à la modernité. Il quitte cependant assez rapidement Worpswede pour s'installer à Paris, dans le quartier de Belleville. Sa carrière décolle, et en février 1927 il se rend à Brême pour y exposer ses œuvres. Il enchaîne en avril par la Jury-Freie Kunstschau de Berlin, et est admis, ainsi que son frère Geer, au Salon des indépendants, à Paris, où ils exposeront plusieurs fois de (1928 à 1932, en 1940 et 1941). Il va à Chartres en compagnie d’Otto Freundlich, et découvre à cette époque Matisse, probablement chez Paul Guillaume. Rencontre essentielle pour son œuvre, tout comme, au cours des années à venir, celle de Picasso.

Le 6 octobre 1928, Van Velde épouse Lilly (1896-1936), artiste peintre allemande qu'il fréquentait probablement depuis Worpswede. Après la crise de 1929, les conditions de vie se durcissent pour le couple, qui décide de s'installer en Espagne. En septembre 1932, ils sont à Majorque. La guerre civile espagnole éclate en 1936, Lilly meurt à l'hôpital et Van Velde est rapatrié sur un bateau de guerre à Marseille, avec quelques toiles. Il rejoint Paris et s'installe chez Geer, puis rencontre Marthe Arnaud, ancienne missionnaire luthérienne au Zambèze, qui deviendra sa compagne. Par l'intermédiaire de celle-ci, il rencontre Samuel Beckett, qui deviendra son ami. Interpelé en 1938 dans la rue alors qu'il parlait allemand avec Marthe, il est brièvement emprisonné parce que ses papiers ne sont pas en règle. Van Velde fera quelques autres séjours en prison dans les années qui suivront.

 

bram van velde 3

C'est en 1939 que l'artiste crée son propre langage plastique, avec la première de trois grandes gouaches qui fonderont les caractéristiques de son art. Il arrête de peindre en 1941 (il n'a « plus la force de poursuivre (son) œuvre », selon ce qu’il écrira vers 1945 à un collectionneur néerlandais), pour ne reprendre que vers l'automne 1945. Sa première exposition personnelle ouvre le 21 mars 1946 à Paris à la Galerie Mai de Marcel Michaud avec vingt cinq peintures, la quasi-totalité de son œuvre. C'est un échec. Le premier texte de Beckett sur Van Velde paraît dans les Cahiers d'art de Christian Zervos. En 1947, il signe un contrat avec la Galerie Maeght de Paris, et en 1948 expose chez Kootz à New York - un nouvel échec commercial, malgré une bonne critique de Willem de Kooning. Après une nouvelle absence d'acheteurs chez Maeght, il s'arrête de peindre pendant une année, puis Maeght rompt son contrat en 1952 après encore un nouvel échec, tout en conservant son stock d'œuvres. En 1958, Franz Meyer organise la première exposition muséale de Bram van Velde avec sa rétrospective à la Kunsthalle de Berne. Le couple Bram-Marthe quitte Paris cette même année, mais Marthe meurt l'année suivante (11 août), renversée par une voiture lors d'un passage à Paris. Bram fait la connaissance à Noël 1959 de Madeleine, à Genève, qui sera sa nouvelle compagne.

 

Dès 1961, le rythme des expositions s'accélère, son niveau de vie s'en ressent. Un premier film de Jean-Michel Meurice est tourné sur sa vie. Van Velde oscille entre Paris et Genève, où il commence à peindre avant de s'y installer en 1967. La France le nomme chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres en 1964, les Pays-Bas lui décernent l’ordre d’Orange-Nassau en 1969. En 1973, il peint à La Chapelle-sur-Carouge quelques grandes gouaches qui sont comme un dernier déploiement « sauvage » de la couleur dans son œuvre. Aimé Maeght le reprend alors dans sa galerie, près de vingt ans après l’avoir congédié. En 1975, c'est au tour des sociétés académiques de Belles-Lettres de Lausanne, Genève et Neuchâtel de lui remettre à Rolle le prix de Belles-lettres, et en 1980 il est nommé chevalier de l’ordre du Faucon islandais. Son quatre-vingtième anniversaire s’accompagne, lui, d’un hommage collectif (Fata Morgana, Montpellier).

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Van Velde collabore au début 1981 à la revue d'art Trou (N° 2), pour laquelle il crée une estampe originale pour illustrer les cent premiers exemplaires. 

Bram van Velde meurt le 28 décembre 1981 à Grimaud, près de Saint-Tropez et est enterré à Arles.

Son soutien et ami Jacques Putman, qui l'aura soutenu depuis son départ de chez Maeght et pendant le reste de sa carrière, meurt le 27 février 1994 à Paris et repose auprès de lui.

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25 mars 2016

Pour l'égalité des coefficients de dilatation

einstein-formule-tableau

Rappel : Le coefficient de dilatation mesure l'augmentation relative de volume d'un système lorsque l'on ne fait varier qu'un seul paramètre, en général la pression ou la température, mais également la concentration. Par exemple, le coefficient de dilatation isobare donne l'augmentation relative de volume en fonction de l'augmentation de la température lorsque la pression reste constante. On le note le plus souvent α (lettre grecque alpha) et il se définit par la relation :

α = 1/V ( ϐV /ϐT) p Il s'introduit, par conséquent, naturellement dans la forme différentielle : dV = αVdT – χT Vdp ( χT étant évidemment la compressibilité isotherme ) …

Hein ? … Quoi c'est du chinois ? … dis tout d'suite que j'explique mal ! …

On pourrait aussi parler de coefficient de dilatation isochore ( finalement relativement en phase avec notre démarche ) ou pour les gaz creuser le nombre de Grashof mais pourquoi pas, pendant qu'on y est, parler de mydriase qui traduit le coefficient de dilatation de la pupille, ou, pire, parler de la dilatation du temps qui désigne un effet de la relativité restreinte selon lequel l'intervalle de temps entre deux événements mesuré dans un référentiel inertiel quelconque est toujours supérieur à l'intervalle de temps mesuré dans le référentiel où ces deux événements ont la même position spatiale ou encore pire disséquer le diagramme de Minkowski.

Alors, et là, c'est plus clair ? …

Des esprits physico-masochistes seraient bien capables de nous parler de difféomorphismes ou d'homéomorphismes... ce à quoi je ne répondrai que par un silence méprisant …

Bon, quoi qu'il en soit, ou en coton, ah, ah, ah, notre propos n'est pas de faire du lecteur un physicien, pour cela il faudrait au minimum que votre rédacteur comprenne ce qu'il écrit, non, non, non, notre propos est de lutter pour l'égalité des coefficients de dilatation ! …

Tout le monde parle, à juste titre, d'égalité des sexes, d'égalité même dans la légalité … selon que vous serez puissant ou misérable … mais tout le monde semble se fiche de l'égalité des coefficients de dilatation …

Imaginons que nous riions tous les deux à la même blague, notre rate va se dilater, ce n'est pas moi qui le dit c'est le grand Georgius, mais, et là dessus les savants seront unanimes, pas de la même manière ... alors ! ... Regardons par exemple, et ça même Einstein n'en eût cure, le coefficient de dilatation de la pupille ( mydriase susdit ) en fonction du sujet regardé. Même si l'anecdote d'Albert, pour expliquer la relativité, de la comparaison du temps de contemplation d'une jolie fille et d'une main posée sur le poêle est croustillante ( si j'ose dire ) … Non il faut que ce soit nous, encore , comme pour la terre battue ou la résurrection des natures mortes qui éveillions les consciences …
Luttons pour l'égalité des coefficients de dilatation !!! et soyons rigoureux sur le sujet … intransigeants … implacables même …

 

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Victoire or not victoire ?

 

Moqueur Jerry

ROLAND-GARROS -  le Tribunal administratif de Paris a ordonné la suspension des travaux du nouveau court du stade 

 

serait-ce les premières retombées de notre campagne pour défendre la terre battue  ? ... 

 

Ben quoi ? ... ça s'pourrait ! ...

 

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si demain, on voit frétiller les harengs de Soutine,

tu ne pourras plus nier l'efficacité de notre mouvement ... !

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Le vent t'emportera

Ecolo

Sylvie Leclerc condamnée à 9 ans de prison pour le meurtre de son compagnon


Ouais, ben elle n'avait qu'à être leader d'un groupe de rock franchouillard

et être amie ou parente avec quelqu'un d'un parti en place, ou presque …

le vent l'aurait portée …

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Chômdu ...


Le chômage connaît une forte hausse en février


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Oulaaa !  ... Y a un employé de Pôle-Emploi qui va se faire remonter les bretelles,

il va payer cher sa konn'rie,

il aura oublié d'en désinscrire quelques dizaines de milliers …

roooohhhh c'est pô bien ça, de faire mentir sa ministre …

enfin … à son insu … sinon ... 

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To delay or not to delay, that is the question …

 

Déchéance de nationalité: François Hollande temporise


Intello 99

… Nucléaire, François Hollande temporise
… Gaz de schiste, François Hollande temporise
… Dechiquetage du Code du Travail, François Hollande temporise
… Chômage, François Hollande temporise
… Migrants, François Hollande temporise...


… Campagne 2017, François Hollande ne temporise pas … poil au bras !

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Dernière ménardise

 

mirador


La police municipale de Béziers teste un nouveau véhicule de surveillance


Le mirador à roulettes …. Le maire proche du Fhaine, envisage de remplacer désormais, les barrières par des barbelés …


ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers, nus et maigres tremblant dans ces wagons plombés …

 

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22 mars 2016

ça serf à quoi tout ça ?

Courbe

La popularité de Valls et Hollande dégringole


Voilà un titre qui défie toutes les lois de l'arithmétique …

Si tu additionnais tous les titres similaires depuis mai 2012, mis à part quelques sursauts grâce à Abdeslam et ses potes, tu arriverais à quelque chose comme -387% …

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avocat

Me Dupond-Moretti conteste le renvoi de son client ,Abdelkader Merah, aux assises

il envisage même de demander pour ledit client à NonoLand de le décorer de la Légion d'honneur, arguant qu'il a fait moins de morts que le prince saoudien …

Valse a déjà rétorqué que certes il avait moins de morts sur la conscience mais surtout il avait moins de pétrole et moins de fric … ce à quoi Me Machin n'a, pourtant Dieu sait qu'il est disert, en français courant, grande gueule, rien trouvé à redire … 

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serfs

Le gouvernement s'apprête à créer un "congé-engagement" encourageant les salariés à faire du bénévolat. Ce texte vise à autoriser les salariés à disposer de six jours de congé supplémentaires par an s'ils veulent faire du bénévolat. Ce « congé-engagement » serait non rémunéré


Le président du Medef pense que c'est une très bonne idée et que même dans l'intérêt du bénévolat dans le pays on pourrait aller jusqu'à 6 mois non rémunéré au lieu de 6 jours …

François Hollande n'envisage toutefois pas de le décorer de la Légion d'honneur puisqu'il l'a déjà … et tout ami qu'il soit, faut pas déconner, il n'a pas d'pétrole et ça n'est pas lui qui va acheter des avions … un pour lui à la rigueur … Un historien, ami personnel du président, rappelle que les serfs étaient bénévoles et ne la ramenaient pas tout le temps …

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21 mars 2016

Comité pour la résurrection de la nature morte

NM Vollon

Une nature morte est un ensemble d'éléments inanimés ou de cadavres, puis, par métonymie ( qui comme chacun sait est un trope ) une œuvre représentant une nature morte.
Le terme n'apparaît qu'à la fin du xviie siècle. Jusque-là, seule l'expression « cose naturali »  avait été utilisée pour désigner les motifs peints En Flandre, apparaît le mot stilleven ensuite adopté par les allemands  ( Stilleben ) et par les anglais ( still-life ), qui se traduirait par « vie silencieuse ou vie immobile ». En Espagne l'expression relative aux natures mortes est « bodegón ». Le terme « nature morte » fait son apparition en France au xviiie siècle. Diderot, dans ses salons, parle de « natures inanimées » Nous ne jouerons les Lamartine pour leur demander si elles ont une âme … on s'en fout ! Les premières natures mortes datent de l'époque hellénistique ( 3ème siècle avant J.C , JC n'étant évidemment pas, je dis ça pour les étourdis, Jacques Chirac ) mais il ne nous en reste que des descriptions : aucune peinture n'ayant survécu de l'antiquité à nos jours, donc croyez-moi sur parole. Selon Pline l'Ancien, le plus célèbre des natures-mortistes de cette période étai Piraïkos. Il peignait des boutiques de barbiers et de cordonniers, pas encore de plombiers-zingueurs, des ânes et surtout des victuailles. On parle alors de rhopographie (représentation de menus objets) et de rhyparographie (représentation d'objets vils, même à la campagne) qui ont des connotations péjoratives. Pourtant, Piraïkos, toujours d'après Pline ( il fumait la pipe, Pline ) connaît un véritable succès et ses peintures, perçues comme mineures, se vendent mieux et plus cher que celles de ses contemporains plus en vue.Au Moyen Âge, la nature morte telle qu'on la connaissait disparaît à cause de l’hégémonie catholique. On peint la chrétienté. On peint des objets symboliques.Cette dualité de la nature morte est illustrée dès l'Antiquité et aussi par son premier classement de genres qui place la nature morte tout en bas de l'échelle, tout en considérant Zeuxis comme un peintre de génie pour être parvenu à peindre des grains de raisin qui trompent jusqu'aux oiseaux. Il avait juste oublié que l'oiseau a un bec pointu susceptible de percer sa toile …

NM Cézanne_179

NM Gris

NM Chardin

Plus sérieusement, c'est Cézanne, qui le premier, et avant les cubistes, expérimente au travers de la nature morte de nouveaux systèmes perspectivistes preprésentatifs. Tous y ont plus ou moins touché Delacroix, Manet, Rubens, Brueghel, Rembrandt, Chardin, Gris, Goya, Picasso, Miro, etc …

Tout ceci dit sans vanité aucune … ( clin d'oeil )

Je sens qu'en lisant ça, vous vous dites «  mêêêh où veut-il en venir ? » … pas vrai ? …. eh bien oui ! … avec Jean-François, académicien à ses heures perdues mais néanmoins humaniste reconnu, pour être précis l'idée émane de lui, nous nous sommes dit «  ressuscitons la nature morte » .
Ca fait un moment que nous en parlons, mais là, profitons de l'imminence de la Pâque Chrétienne pour lancer cet appel aux âmes de bonne volonté … Je vous préviens il n'est pas prévu de messe, de culte ou tout ce que l'on peut imaginer, non, non, notre démarche est totalement laïque, même s'il me semble que d'aucuns ont peint un jour, quelle vanité, des encensoirs et autres ostensoirs. De ces objets que les messagers de Dieu étalent de façon ostentatoire .
Nous ne comptons pas sur le gouvernement pour nous aider, celui-là ou les précédents, là n'est pas le propos, car déjà ils laissent crever les abeilles sous les néonicotinoïdes, alors les natures mortes, tu parles ! … Heureusement, rendons leur hommage, ils prennent les plus grandes précautions pour sauver les hommes en leur faisant porter ceinture, casque, quand ils se déplacent autour des centrales nucléaires... et pour ne pas qu'ils oublient leur véhicule, leur ont tracé des zônes bleues, petites, en allemand on dirait Klein, devant la poste pour aller poster le chèque de leur amende pour défaut de disque …

Donc en résumé amis lecteurs, aidez-nous, signez la pétition « Ressuscitons les natures mortes » …

Attention, il n'est pas question d'interdire aux peintres, sculpteurs ou photographes de les réaliser, non, non, seulement de les faire ressusciter ensuite … Signez !

 

NM Picasso

Le premier à nous avoir soutenu, peut-être à son insu, faut pas l'prendre pour une pomme, c'est Jacques Prévert. On ne pourrait espérer meilleur soutien ... alors hein ! c'est bien la preuve que notre action n'est pas farfelue

Voilà ce qu'il en dit :

Sur une assiette bien ronde en porcelaine réelle

une pomme pose

Face à face avec elle
un peintre de la réalité
essaie vainement de peindre
la pomme telle qu'elle est
mais elle ne se laisse pas faire
la pomme elle a son mot à dire
et plusieurs tours dans son sac de pomme
la pomme
et la voilà qui tourne
dans une assiette réelle
sournoisement sur elle-même
doucement sans bouger
et comme un duc de Guise qui se déguise en bec de gaz
parce qu'on veut malgré lui lui tirer le portrait
la pomme se déguise en beau bruit déguisé
et c'est alors
que le peintre de la réalité
commence à réaliser
que toutes les apparences de la pomme sont contre lui
Et comme le malheureux indigent
comme le pauvre nécessiteux qui se trouve soudain à la merci
de n'importe quelle association bienfaisante et charitable
et redoutable de bienfaisance de charité et de redoutabilité
le malheureux peintre de la réalité
se trouve soudain alors être la triste proie
d'une innombrable foule d'associations d'idées
Et la pomme en tournant évoque le pommier
le Paradis terrestre et Ève et puis Adam
l'arrosoir l'espalier Parmentier l'escalier
le Canada les Hespérides la Normandie la Reinette et l'Api
le serpent du Jeu de Paume le serment du Jus de Pomme
et le péché originel
et les origines de l'art
et la Suisse avec Guillaume Tell
et même Isaac Newton
plusieurs fois primé à l'Exposition de la Gravitation Universelle
et le peintre étourdi perd de vue son modèle
et s'endort

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